L’étrange fin de règne d’Anne Hidalgo
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Anne Hidalgo, maire de Paris lors de la cérémonie du 11 novembre à Paris.
LTD/ Kevin Devigne/LE COURRIER PICARD/MAXP
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Anne Hidalgo, maire de Paris lors de la cérémonie du 11 novembre à Paris.
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À l’Hôtel de ville, la nouvelle a soufflé tout le monde. Même l’équipe d’Anne Hidalgo ignorait que l’ONU déciderait de son sort ce vendredi 12 décembre. Sa candidature au poste de haut-commissaire pour les réfugiés n’a pas été retenue, comme l’a révélé Le Figaro, mettant un terme à une active campagne de plusieurs mois durant laquelle elle avait multiplié les déplacements à l’étranger. La prestigieuse organisation internationale lui a préféré l’ancien président irakien Barham Saleh.
La maire de Paris avait pourtant passé un oral lundi 8 décembre devant ceux qui devaient proposer des noms au secrétariat général de l’ONU. Elle avait confié à certains de ses proches que l’examen s’était bien passé. « Son profil à elle est plus atypique, elle n’est pas diplomate », notait toutefois l’un d’eux. Aussi, la maire de Paris, dont la langue natale est l’espagnol, doit encore perfectionner sa maîtrise de l’anglais.
À 66 ans, la socialiste avait des atouts pour le poste. Elle pouvait se prévaloir du soutien du président français, Emmanuel Macron. Il y a quelques semaines, elle avait aussi reçu un coup de fil inattendu. L’ambassadeur des États-Unis en France, Charles Kushner, l’avait appelée pour lui dire que Donald Trump soutiendrait sa candidature. Le président américain a manifestement été ébloui par la tenue des Jeux olympiques de Paris.
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Tout était tracé. Anne Hidalgo devait quitter ses fonctions avant la fin de l’année, et son premier adjoint Patrick Bloche lui succéder en se faisant élire maire par intérim par le Conseil de Paris pour les trois mois de mandature restants. Mais la vie parisienne reprendra finalement ses droits pour quelques temps encore. La semaine prochaine, la socialiste présidera le Conseil de Paris pour entériner le dernier budget de l’ère Hidalgo.