Après avoir réussi à faire l’union à droite et au centre, une première depuis 2008, le candidat LR Malik Benakcha veut croire à une alternance possible à Blois. Un pari difficile face au maire socialiste, Marc Gricourt, largement réélu depuis 18 ans.Cette fois-ci, ce sera la bonne. Après trois précédents scrutins perdus face à Marc Gricourt, l’union retrouvée de la droite et du centre croit plus que jamais en ses chances de reprendre Blois à la gauche. À l’instar de Nicolas Perruchot, tombeur de Jack Lang en 2001, l’entrepreneur et chef de file de l’opposition municipale blésoise, Malik Benakcha, tacle le « mauvais bilan depuis 18 ans » du maire sortant.
« C’est notamment le cas côté commerce, avec une vacance des magasins qui atteint 12% globalement et même 30% dans l’hyper-centre, assure Malik Benakcha. En cause, notamment, la suppression du stationnement et la cherté des loyers. Nous proposons de créer une société foncière municipale pour au contraire favoriser et maîtriser les implantations ». Marc Gricourt, qui reconnaît « une situation préoccupante » sur ce plan, mais moindre qu’au plan national (14%) avec une vacance des surfaces commerciales de 11%, promet aussi dans son programme la création d’une société publique locale à des fins de préemption.
La sécurité constitue le second cheval de bataille de son premier opposant qui constate l’augmentation continue à Blois des délits dus notamment au narcotrafic. « Depuis le début de l’année, un jeune a été tué par balle et un autre a été grièvement blessé par un coup de couteau, déplore Malik Benakcha. Face cette insécurité grandissante, dont la mairie n’a pas pris la mesure par calcul politique, nous prévoyons au contraire de doubler le nombre de policiers municipaux, en le passant à 80, ainsi que de renforcer celui des caméras de vidéosurveillance ».