À Toulouse, Jean-Luc Moudenc rempile face à une gauche divisée
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Jean-Luc Moudenc est soutenu par l’ensemble de la droite locale.
LTD/Rémi Benoit
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À trois mois et demi du scrutin, la campagne des municipales commence tout juste à prendre forme à Toulouse. La faute à la crise politique traversée par l’exécutif depuis cet été. « J’aurai trouvé indécent d’annoncer ma candidature alors que le pays était dans une impasse politique », glisse Jean-Luc Moudenc. À 65 ans, l’édile soutenu par six formations de la droite et du centre a annoncé début novembre qu’il brigue un troisième mandat consécutif au Capitole, auquel s’ajoute son premier exercice de 2004 à 2008. L’élu balaie d’un revers de la main toute usure du pouvoir, misant sur son expérience prolongée pour convaincre les électeurs de la Ville rose.
« L'avantage d'avoir effectué plusieurs mandats c'est que les Toulousains ont sous leurs yeux le bénéfice de la stabilité. Cela contraste avec le chaos politique au niveau national. En cas d’élection d’une alliance mélenchoniste, je discerne pour Toulouse le risque d'étendre cette instabilité à un chaos municipal », fustige Jean-Luc Moudenc.
Dans le viseur, François Piquemal. Agé de 40 ans et ancien professeur de lettres-histoire-géographie dans le quartier défavorisé du Mirail, le député insoumis compte surfer sur le succès du leader du Nouveau front populaire dans la quatrième ville de France. « Jean-Luc Mélenchon a fait quasiment 40% à l’élection présidentielle et près 20% aux européennes. Il y a une envie dans cette ville d'une gauche offensive », estime François Piquemal.
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La Ville rose échappe pourtant depuis 50 ans à la gauche, à l’exception du mandat du socialiste Pierre Cohen à partir de 2008 qui avait réussi à faire l’union. Une configuration écartée pour 2026, en raison de désaccords de fond entre insoumis et socialistes.
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