Après une semaine d’entre-deux-tours délicate, Emmanuel Grégoire l’emporte facilement à Paris
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La maire de Paris Anne Hidalgo enlace son successeur Emmanuel Grégoire.
REUTERS - Abdul Saboor
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La maire de Paris Anne Hidalgo enlace son successeur Emmanuel Grégoire.
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Ce dimanche soir, il régnait un silence angoissé à la Rotonde Stalingrad (Paris 19ᵉ), le QG du candidat socialiste Emmanuel Grégoire. Mais l’attente, pesante, des résultats n’aura pas duré longtemps. Vers 20h45, tout s’est accéléré. Soudain, des cris résonnent dans cette bâtisse du 18e siècle, aux faux airs de théâtre antique. Et les visages des militants s’éclairent : les premières estimations donnent le député largement en tête. La partie est pliée.
Selon des résultats quasi-définitifs, Emmanuel Grégoire gagne la mairie avec 50,5 % des voix devant sa concurrente directe Rachida Dati, qui recueillerait pour la droite 41,2 %, et la candidate de La France insoumise (LFI), Sophia Chikirou, distancée avec 8 % des suffrages.
Cette fois-ci, Emmanuel Grégoire peut vraiment respirer. Il a réussi son pari et succède à la maire sortante socialiste, Anne Hidalgo, dont il fut le premier adjoint à l’Hôtel de Ville pendant six ans (2018-2024).
Moins d’une demi-heure après les premières estimations, le quadragénaire apparaît radieux sur la terrasse de la Rotonde, face aux militants. « Paris a décidé de rester fidèle à son histoire », lâche-t-il tout sourire. Selon lui, les Parisiens n’ont pas voulu d’un « Paris rabougri », incarné par la candidature Dati.
Au pied du podium, l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë, élu en mars 2001, semble ému. Le septuagénaire ne souhaite pas s’exprimer, mais la joie se lit dans ses yeux. « Il n’y a qu’Emmanuel ce soir », souffle-t-il, visiblement fier que le règne des socialistes dans la capitale se poursuive pour six années supplémentaires.
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Après son discours, Emmanuel Grégoire part rejoindre la mairie de Paris en Vélib’ électrique, cette bicyclette en libre-service, symbole des années Hidalgo par les défaillances de ce service au moment du changement d'opérateur en 2018 et incarnation de la transformation écologique de la ville. Une transformation dont les militants socialistes et écologistes ont eu peur, jusqu’au bout, qu’elle ne s’arrête brutalement avec le retour de la droite à la mairie.