LE JOUR OÙ ILS ONT CREVÉ L'ÉCRAN (1/7) – Durant tout l’été, on refait le film qui a transformé une simple vedette en véritable star. Premier épisode : on prend la vague avec Jean Dujardin, alias Brice de Nice. Ça farte ! 6 avril 2005 Dézingué par la critique, centré sur un personnage idiot, le film de James Huth a fait exploser la carrière du futur acteur de « The Artist ».Et si Jean Dujardin devait tout ou du moins beaucoup à Patrick Sébastien et Thierry Ardisson ? Même si les légendes adorent les raccourcis, il faut bien avouer que sans le créateur du Petit Bonhomme en mousse et sans « l’homme aux lunettes noires », le destin du futur acteur oscarisé pour The Artist aurait peut-être été bien différent et moins glorieux.
Nous sommes en 1996 sur France 2, Patrick Sébastien anime une émission de divertissement intitulée Fiesta. Une fois par mois, il y invite la Bande du Carré Blanc, une petite troupe d’humoristes français créée par Philippe Richard et dans laquelle jouent notamment Bruno Salomone et Jean Dujardin. Ils se produisent dans le café-théâtre du Carré Blanc, d’où leur nom d’origine, et deviendront par la suite les Nous Ç Nous.
Un an plus tard, Jean Dujardin, en solo cette fois, participe sur M6 à l’émission de télé-crochet Graines de star, créée et produite par Thierry Ardisson et présentée par Laurent Boyer, dont il sort vainqueur à trois reprises sur sept compétitions dans la catégorie « comiques ».
« Salut, ça farte »
Pour sa première participation, sous les applaudissements du public et sur la musique du tube des Beach Boys Barbara Ann, Dujardin entre en scène avec le look d’un grand ado attardé et déjà le costume de Brice : perruque blonde et tee-shirt jaune siglé « Brice ». Ses premiers mots lancent le personnage : « Salut, ça farte, ça farte… Welcome sur la plage de Lacanau Beach, je me présente, je m’appelle Brice de “naïsse”, pardon, de Nice. Ici, c’est mon fief, alors si vous voulez un cours de surf, m’appelez pas, je suis en vacances… » et ainsi de suite.