Aucun joueur du Real cette saison n’est au Mondial avec la Roja, alors que Kylian Mbappé, très critiqué à Madrid, fait reluire le club avec ses prestations en Bleu. Une équation que devra résoudre José Mourinho, une fois la compétition terminée.Si Zinedine Zidane, probable futur sélectionneur de l’équipe de France, compte continuer de vivre à Madrid, c’est qu’il sait qu’il aura sous la main beaucoup d’internationaux. Trois sont d’ailleurs à la Coupe du monde : Kylian Mbappé, Aurélien Tchouaméni et Ibrahima Konaté, qui les a rejoints libre en provenance de Liverpool, tandis qu’Eduardo Camavinga n’a pas été retenu par Didier Deschamps.
Luis de la Fuente, qui tient les rênes de l’équipe nationale espagnole depuis quatre ans, ne peut pas avancer les mêmes arguments : il n’a convoqué aucun joueur du Real Madrid pour ce Mondial. Le plus grand club du monde sans le moindre représentant au sein de la Roja lors de la plus grande compétition, c’est inédit (mais cela avait déjà été le cas à l’Euro 2020) et vexant pour le président Florentino Pérez.
Ça l’est d’autant plus que le grand rival barcelonais compte huit éléments. En chipant Marc Cucurella à Chelsea juste avant l’entrée en lice de l’Espagne dans le tournoi contre le Cap-Vert (0-0), la Maison blanche a sauvé les apparences sans éviter l’humiliation.
L'échec de la politique sportive du Real mis en lumière
Peu après l’annonce de sa liste, Luis de la Fuente s’était expliqué au micro de la Cadena SER : « Je ne regarde tout simplement pas d’où vient un joueur. À mes yeux, il n’est pas défini par son club. Dieu merci, j’ai dépassé cette mentalité centrée sur les clubs. J’ai moi aussi une préférence pour une équipe – vous savez que je soutiens l’Athletic Bilbao –, mais ma loyauté va à l’équipe nationale. Les joueurs qui viennent ici jouent pour notre sélection. Peu m’importent leurs origines ou leur provenance. Ils sont suffisamment compétents et talentueux pour jouer ici, un point c’est tout. » On peut retourner le problème dans tous les sens, les absences du jeune Dean Huijsen, du vétéran Dani Carvajal ou du trop neutre Dani Ceballos souffrent assez peu de contestation.