Les deux apparitions les plus longues de Mikel Merino dans cette Coupe du monde ? Une heure contre l’Uruguay (1-0) dans le troisième match du groupe H, alors que l’Espagne était qualifiée ; et trente minutes en conférence de presse avant le match face à l’Arabie saoudite (4-0). Ce jour-là, le milieu de terrain d’Arsenal avait prononcé une dizaine de fois le verbe « aider », celui qu’il emploie invariablement pour résumer son rôle au sein de la deuxième sélection au classement Fifa.
Le plus souvent remplaçant, le trentenaire navarrais rentabilise son maigre temps de jeu : deux buts en neuf minutes cumulées contre le Portugal (1-0) puis la Belgique (2-1). « C’est spécial et je crois qu’il n’y a plus de hasard », a-t-il réagi pour RTVE quelques instants après la qualification pour le dernier carré. Il totalise 12 buts en 49 sélections et l’un d’eux avait mis la Roja sur la voie du titre à l’Euro 2024, en sortant l’Allemagne en quart sur la dernière action de la prolongation.
Les Bleus savent que s’il se lève du banc, mardi, il faudra déclencher la vigilance rouge. Mikel Merino avait marqué lors de la demi-finale épique de la Ligue des nations, il y a un an (5-4), mais cela ne compte pas vraiment : pour une fois, il était titulaire. Il entre tard dans les matchs, comme il est arrivé tard au plus haut niveau – en 2020, à 24 ans, avec la sélection ; à 28 dans un club de Ligue des champions. Même si, dans un cas comme dans l’autre, il a toujours été dans le paysage.