Budget : le PS ne censurera pas le gouvernement Lecornu à certaines conditions

Olivier Faure, premier secrétaire du parti socialiste.
LTD / AFP / HANS LUCAS

Olivier Faure, premier secrétaire du parti socialiste.
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Olivier Faure « proposera aux socialistes de ne pas censurer » le gouvernement à deux conditions. « La première, c'est d'avoir la copie (budgétaire, ndlr) complète, qu'il n'y ait pas de flou »; « La deuxième, c'est que le financement de toutes ces victoires obtenues ne se fasse pas sur le dos des Français », a déclaré le premier secrétaire du parti socialiste sur TF1.
Au cours de la soirée du 16 janvier Sébastien Lecornu a annoncé plusieurs mesures en faveur du pouvoir d'achat, des étudiants et sur le logement, comme le réclamait le Parti socialiste.
Il a notamment promis une augmentation de « 50 euros en moyenne » de la prime d'activité pour « plus de trois millions de ménages » à revenus modestes. Cette dernière mesure coûtera « de l'ordre de 2 milliards d'euros » par an, selon l'entourage du Premier ministre. Le locataire de Matignon est resté évasif sur leur financement.
Le patron des socialistes suggère que ces nouvelles mesures soient notamment financées par une surtaxe sur les grandes entreprises, comme l'envisage d'ailleurs le gouvernement. « Il faut que cette surtaxe soit maintenue », a demandé Olivier Faure. Opposés à cette mesure, les groupes LR et Renaissance n'ont pas apporté leur soutien à un amendement du gouvernement jeudi 15 janvier, qui aurait porté le rendement de la surtaxe à 6,3 milliards d'euros, contre 8 milliards en 2025 et 4 milliards dans le projet de loi initial du gouvernement pour 2026.
Les socialistes réclamaient quant à eux le maintien de la surtaxe à 8 milliards. Samedi matin, le ministre de l'Economie et des Finances Roland Lescure a indiqué que « des chiffrages étaient en cours » sur le sujet.
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Olivier Faure a laissé entendre que l'attitude du PS ne dépendrait pas du moyen retenu par le gouvernement pour faire adopter le budget, recours au 49.3 ou aux ordonnances, un choix qui pourrait être annoncé lors d'un Conseil des ministres lundi 19 janvier.
« Aucun de ces moyens n'a en réalité ma préférence ou mon soutien. J'aurais souhaité que les parlementaires puissent aller jusqu'au bout avec un vote », a-t-il dit.