Les aficionados d'une primaire à gauche vont se réunir mardi 5 mai à Paris, alors que le processus de désignation est dans l'impasse, et qu'aucune autre méthode n'émerge.Comme une opération sauvetage. Mardi soir, les partisans de la primaire de la gauche se réuniront à La Bellevilloise, dans le 20e arrondissement de Paris, pour tenter de donner l’élan qui ne vient pas à ce processus de désignation. « Nous voulons montrer que nous sommes plus que jamais déterminés et rassurer ceux qui doutent », expose la députée écologiste Sophie Taillé-Polian. De l’aveu de certains initialement favorables, l’idée d’une grande primaire pour un candidat commun peine à convaincre, que ce soit dans la société ou même dans les partis de gauche.
Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, n’a pas réussi à embarquer les siens sur cette question. Il sera néanmoins sur scène mardi soir, comme Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes, en lice pour le scrutin, et les deux anciens Insoumis François Ruffin et Clémentine Autain, également candidats. « La salle sera remplie, ça va déborder », promet un des organisateurs de la soirée. Les participants devraient rappeler l’argument qu’ils répètent depuis des mois : les sympathisants de gauche souhaitent très majoritairement l’unité pour la présidentielle de 2027.
Et aucune autre méthode crédible, hors primaire, n’a par ailleurs été mise sur la table. « Certains parlent d’un conclave, comme si on devait élire un pape », raille une élue. Le meeting de mardi 5 mai sera l’occasion de célébrer l’anniversaire de la victoire du Front populaire il y a quatre-vingt-dix ans, le 3 mai 1936, au second tour des législatives.