Hollande et les contre-exemples Giscard et Sarkozy
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François Hollande veut apprendre des erreurs de ses prédécesseurs.
LTD/LOU BENOIST / AFP
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François Hollande veut apprendre des erreurs de ses prédécesseurs.
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Puisqu’il a reconnu officiellement « se préparer » en vue de l’élection présidentielle, François Hollande a savamment étudié les échecs de ses deux prédécesseurs qui, comme lui, ont tenté de revenir après un premier mandat de président non suivi d’un deuxième.
Si Valéry Giscard d’Estaing n’y est pas parvenu en 1988 malgré tous ses efforts (il s’était fait réélire député et avait repris la présidence de l’UDF), c’est, selon lui, à cause de Raymond Barre, qui était parvenu à acquérir à l’époque une plus grande crédibilité que lui. En 1995, bis repetita : c’est Édouard Balladur qui l’empêche d’être sur le départ, car ce dernier occupe son créneau.
Quant à Nicolas Sarkozy, François Hollande juge qu’il a échoué à revenir en 2017 car il a commis une faute en acceptant qu’une primaire soit organisée pour désigner le candidat de LR à l’Élysée, alors que celui-ci avait pourtant toute la légitimité de l’être, puisqu’il avait repris en 2014 la présidence de ce parti.
Son prédécesseur a selon lui commis un péché d’orgueil en pensant qu’il battrait dans une telle compétition Alain Juppé et François Fillon. Est-ce notamment pour cela qu’en coulisses, l’ex-chef de l’État socialiste s’active pour qu’il n’y ait pas de primaire organisée au sein de la gauche non mélenchoniste ?
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