Vendredi, de retour de Bruxelles, Emmanuel Macron a reçu à l’Élysée Sébastien Lecornu. Le chef de l’État lui a demandé de faire le maximum pour donner un budget à la nation en janvier. Dès aujourd’hui, le Premier ministre va entamer une série de consultations des formations politiques afin de tenter de trouver une solution après l’incapacité du Parlement, pour la deuxième fois d’affilée, d’en doter le pays pour l’année suivante dans les délais impartis par la Constitution.
Mobilisé à Matignon tout le week-end, il a dès hier tenu une réunion avec Amélie de Montchalin, la ministre des Comptes publics, pour préparer ses rendez-vous. Demain en fin de journée se tiendra un Conseil des ministres où sera présentée la loi spéciale qui servira de palliatif à l’absence de projet de loi de finances (PLF) pour 2026. Elle sera dans la foulée soumise au vote du Parlement.
Après l’échec sans surprise, vendredi 19 décembre, des négociations sur le budget lors de la commission mixte paritaire (CMP) qui a réuni sept députés et sept sénateurs, le locataire de Matignon n’a pas d’autre choix que de reprendre la main. Il va donc s’employer à mener le « travail de convergence » qui n’a pas pu aboutir lors de la CMP. Sur le papier, la tâche ne s’annonce pas facile tant le climat s’est envenimé ces derniers jours, chacun cherchant à faire endosser à l’autre la responsabilité de l’échec annoncé.