Amélie de Montchalin, la ministre qui compte de plus en plus
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Amélie de Montchalin le 3 novembre à l'Assemblée nationale.
LTD/Bastien Ohier/Hans Lucas
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Amélie de Montchalin le 3 novembre à l'Assemblée nationale.
LTD/Bastien Ohier/Hans Lucas
Le compliment est venu de Marine Le Pen. Mardi, lors de la réunion du groupe RN à l’Assemblée nationale, sa présidente a salué la qualité du travail d’Amélie de Montchalin. La députée du Pas-de-Calais a jugé qu’on ne pouvait que reconnaître la compétence, la connaissance des dossiers, la capacité à être pédagogue et la résistance physique de la ministre des Comptes publics, qu’on l’apprécie ou non. Les louanges de la triple candidate à la présidentielle ne sont pas passées inaperçues aux oreilles de ses troupes : elles sont plus que rares pour un membre du -gouvernement.
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Cet automne, Marine Le Pen a beaucoup eu l’occasion d’observer Amélie de Montchalin. Celle-ci est en effet en première ligne à l’occasion de l’examen des textes budgétaires au Parlement. À l’Assemblée ou au Sénat, de jour comme nuit, de lundi à dimanche, elle est sur tous les fronts pour tenter de faire adopter le projet de loi de finances et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale avant la fin de l’année. Clouée au premier rang de l’hémicycle des heures durant, elle tient en buvant du thé vert et de la verveine. « Je dors bien », confie aussi cette mère de trois enfants. Lorsqu’elle rentre chez elle à l’issue des séances nocturnes, elle lit une dizaine de pages avant que le sommeil ne la rattrape. Ces dernières semaines, ce furent celles de Gabriel’s Moon, de William Boyd, Une façon d’aimer, de Dominique Barbéris et La Fille du grand hiver, d’Isabelle Autissier.