« La rue, c’est chez moi » : Sébastien Delogu, le pari fada des Insoumis

Caroline Vigoureux, envoyée spéciale à Marseille
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Sébastien Delogu siège à la Commission des finances.
LTD /AFP/CLEMENT MAHOUDEAU

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C’est sous les cris de « Libérez Gaza! Libérez la Palestine! » qu’a débuté hier soir le meeting de lancement de campagne de Sébastien Delogu à la Friche de la Belle de Mai, où les Insoumis revendiquaient plus de 1000 personnes présentes. Beaucoup de jeunes et des drapeaux de la Palestine. « En mars prochain, nous voulons faire de Marseille l’épicentre de l’insoumission qui vient », proclame le coordinateur de LFI, Manuel Bompard. Des militantes associatives voilées, issues des cités de la ville, prennent la parole sur scène avant d’accueillir la star du jour.
Deux jours plus tôt, sous les volets défraîchis et les câbles apparents du 3e arrondissement, l’un des quartiers les plus pauvres de Marseille, Sébastien Delogu distribue ses tracts. Cheveux noirs gominés et écharpe grise, le candidat lâche à tour de bras des « on est ensemble », « merci frérot », avec à la clé cette promesse éternelle de « redonner le pouvoir au peuple » et un gage de sincérité : « Moi, j’suis pas en train de t’envoyer des disquettes. »
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Hasard des choses, une opération « place nette » est en cours au même endroit pour débusquer les dealers, dans cette ville marquée par l’assassinat de Mehdi Kessaci. Avec les policiers, les échanges sont étonnamment chaleureux. « Je ne vais pas leur dire d’aller se défendre avec leurs poings face aux kalachnikovs, je ne suis pas fou ! » lance-til, loin de la doctrine officielle de La France insoumise, qui veut désarmer la police municipale.
Caroline Vigoureux, envoyée spéciale à Marseille