Mercosur : les motions de censure de la France insoumise et du RN rejetées

Sébastien Lecornu, la 14 janvier 2026 à l'Assemblée nationale.
LTD/Magali Cohen / Hans Lucas via Reuters Connect

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L'Assemblée nationale a rejeté mercredi les motions de censure déposées par La France insoumise et le RN contre le gouvernement de Sébastien Lecornu pour protester contre la signature samedi du traité de libre-échange entre l'Union européenne et des pays latino-américains du Mercosur.
Malgré l'opposition unanime de la classe politique à l'accord, la motion LFI a obtenu 256 voix, et celle du RN 142, quand 288 étaient nécessaires.
Le RN et son allié l'UDR, LFI, la majorité des écologistes et des députés du groupe communiste ont voté celle des Insoumis, la droite et le PS refusant de s'y associer.
Si la France a voté contre la signature de l'accord la semaine dernière, l'extrême droite et la gauche hors PS ont dénoncé une « opposition de façade » ayant échoué à faire barrage à l'accord. Le Premier ministre quant a lui fustigé « les tireurs couchés » qui « tirent dans le dos de l'exécutif » avec des motions de censure alors que le pays doit « affronter des dérèglements internationaux ».
« Pendant des années, non seulement vous ne vous êtes pas opposés à cet accord, mais vous l'avez soutenu », a de son côté déclaré la cheffe des députés Insoumis, Mathilde Panot, dans une motion dénonçant plus largement la politique de l'exécutif, accusé de propager une « ruine (...) économique » mais aussi « morale ».
L'oratrice du Rassemblement national, Hélène Laporte, a elle critiqué un accord dont l'agriculture française sera « la grande perdante» et sur lequel le président de la République a selon elle multiplié les « déclarations contradictoires ». « Depuis un an, le Rassemblement national le martèle, la France doit saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) concernant la scission de l'accord manifestement contraire au mandat de négociation » et qui a permis de « soustraire la partie commerciale de l'accord à la règle de l'unanimité», a-t-elle jugé.
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