Dirigé par Thierry Beaudet depuis 2021, le Conseil économique, social et environnemental pourrait être prochainement dirigé par une femme pour la première fois de son histoire. Plusieurs noms circulent à quelques jours de la publication du décret de composition de la chambre.Pour la première fois, une femme pourrait devenir présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Claire Thoury, à la tête du Mouvement associatif, part favorite d’un scrutin prévu en mai dans l’hémicycle du palais d’Iéna, siège de la troisième assemblée de la République.
L’ancienne présidente du comité de gouvernance de la Convention citoyenne sur la fin de vie, candidate déclarée, bénéficie de nombreux soutiens dans le monde syndical, mutualiste et associatif. Le patronat envisage de lui opposer Dominique Carlac’h, ancienne vice-présidente du Medef. Un autre nom circule, celui de Dominique Chargé, président de la Coopération agricole. La campagne pour la succession de Thierry Beaudet, président du CESE depuis 2021, va s’accélérer cette semaine.
Mercredi, Sébastien Lecornu doit publier le décret de composition de la chambre, devenue sous Emmanuel Macron un temple de la démocratie participative. Peu de changements sont à prévoir dans la répartition des 175 sièges entre les différents organismes et acteurs de la société civile.
Le monde agricole, dont la démographie recule, pourrait perdre quelques places au profit des organisations patronales, qui s’estiment mal représentées. L’Unef, dont l’audience a baissé chez les étudiants, sortirait du palais d’Iéna. Selon un proche du dossier, « un nombre considérable d’organisations ont candidaté pour intégrer l’institution ».