Face à la transformation des villes et à l’évolution des modes de déplacement, la question de la voiture et du stationnement devient centrale pour les collectivités. Sébastien Fraisse, dirigeant d’Indigo, revient sur les attentes des maires, les enjeux économiques et environnementaux du stationnement, ainsi que sur l’avenir des parkings dans des villes en pleine mutation.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Que vous demandent les maires quand ils font appel à vous ?
SÉBASTIEN FRAISSE — Nous ne faisons rien qui ne corresponde pas à ce dont la commune a besoin. Nous sommes à l’écoute des collectivités. Les maires se posent beaucoup de questions, à commencer par « quelle est la bonne place de la voiture dans ma ville demain ? ». D’autant que, depuis le Covid, nos concitoyens souhaitent vivre leur ville de manière différente. Beaucoup d’élus décident ainsi de réduire la place de la voiture en surface. Mais ils nous demandent de bâtir des ouvrages souterrains ou des parkings relais pour maintenir l’attractivité de leur centre-ville.
Nous devons également intégrer dans nos projets les nouvelles attentes en matière de mobilité mais également de services à la ville : pouvoir y accueillir des voitures thermiques, des voitures décarbonées et donc des bornes de recharge, des vélos, tout y en insérant des lieux pour de la logistique urbaine comme des espaces de stockage pour les entreprises ou des entrepôts de prélivraison afin de réduire la présence de camions au sein de la ville, par exemple.