Après avoir décidé de légiférer l'utilisation des réseaux sociaux en Espagne, le premier ministre subit les foudres d'Elon Musk sur X.Au lendemain des élections régionales en Aragon, les socialistes espagnols ne s’attendaient sans doute pas à être dénigrés sur les réseaux sociaux par l’homme le plus riche au monde.
Elon Musk a pris un certain plaisir sur sa plateforme à souligner la défaite électorale du chef du gouvernement Pedro Sánchez, avec lequel il entretient une relation sulfureuse depuis que le leader espagnol a décidé de mettre de l’ordre dans le Far West numérique. « Son parti perd les élections, rejeté par ses propres électeurs », a-t-il partagé sur X lundi dernier en retweetant le complotiste et influenceur d’extrême droite Mike Benz.
À l’image d’autres pays, l’Espagne entend interdire l’accès aux réseaux sociaux aux adolescents de moins de 16 ans pour « les préserver d’un monde de pornographie et de violence ». La nouvelle loi prévoit aussi la possibilité de pénaliser les responsables de la tech pour avoir manipulé des algorithmes ou laissé publier des messages haineux ou illégaux sur les réseaux.
Le texte, qui doit être approuvé dans les prochaines semaines, fait suite à la publication d’une étude coordonnée par le ministère de la Santé. Celle-ci montre qu’un adolescent sur cinq, âgé d’entre 14 et 18 ans, utilise de façon problématique Internet. Les jeunes ne parviennent pas à contrôler le temps passé devant l’écran, ce qui provoque un mal-être psychologique. Si les garçons sont plus disposés à regarder des contenus pornographiques ou violents, les filles sont celles les plus dépendantes des réseaux sociaux, selon la même étude. Enfin, huit adolescentes sur dix vivant dans la région de Madrid ont été victimes de harcèlement en ligne.