Ineos n’est qu’à trois matchs d’un deuxième trophée dans le football. L’équipe féminine de Manchester United disputera le 21 décembre un quart de finale de la Coupe de la Ligue (contre Tottenham) et confirme une montée en puissance depuis la FA Cup remportée en 2024. Les partenaires de Melvine Malard, attaquante internationale française qui croisera ses anciennes coéquipières lyonnaises mercredi 10 décembre en Ligue des champions, sont aussi troisièmes de la Women’s Super League, le championnat anglais. Un bilan sportif qu’apprécie sûrement sir Jim Ratcliffe. Mais ce n’est pas pour la section féminine que le milliardaire britannique a pris le contrôle de son club de cœur en décembre 2023.
Après une vaine tentative de rachat de Chelsea, il a obtenu le contrôle de la stratégie sportive des Red Devils tout en laissant la mainmise sur la manne économique à la famille Glazer, désormais copropriétaire. Le club a peu changé : rentable mais assez désespérant sur les terrains de Premier League, glissant du 8e rang en 2023-2024 au 15e la saison passée.
Le 4 décembre, les partenaires de Leny Yoro ont concédé un nul contre West Ham (1-1) alors que le podium était enfin à leur portée. Le 8 décembre au soir, à Wolverhampton, l’urgence sera d’inverser la dynamique (une victoire en cinq matchs) qui a replongé dans le doute les joueurs de Ruben Amorim. L’embellie a été brève. Jim Ratcliffe a foi en l’entraîneur portugais, nommé il y a un peu plus d’un an, et le dit souvent.
Cette fois, Jim Ratcliffe se tait
La semaine qui se termine restera pourtant l’une des pires depuis qu’il a investi dans le football, en novembre 2017 au FC Lausanne-Sport. Le club suisse a été sorti de la Coupe par un adversaire de deuxième division. En championnat, l’équipe de Peter Zeidler lutte pour le maintien. Les liens avec l’OGC Nice, étroits lorsque Julien Fournier était le directeur football du club, se sont relâchés.