À l’heure de retrouver la Champions Cup, le dimanche 7 décembre sur la pelouse de Gloucester (16 h 15, beIN Sport), Gauthier Maravat ne peut réprimer un sourire à l’évocation d’un souvenir. Ce 19 janvier 2024, le jeune deuxième ligne de Castres découvre le Kingsholm Stadium du quadruple champion d’Angleterre. Et dans le même temps, la spécialité des supporters locaux : le cri de l’âne. « C’est arrivé quand un coéquipier a laissé échapper un ballon haut et fait un en-avant, resitue-t-il. Les Anglais se sont mis à scander “hi-han, hi-han” pour se moquer de sa maladresse. Je ne connaissais pas. Quand j’ai compris, j’ai eu ma petite barre de rire en plein match. »
Ce genre d’étonnement bon enfant alimente le plaisir des joueurs français quand il s’agit de repartir à l’assaut des compétitions internationales à l’approche de l’hiver. Elles ont beau alourdir l’agenda, peu d’entre eux se passeraient de leur dose annuelle d’exotisme anglo-saxon. « Il y a bien sûr le côté sportif qui est sympa, avec des matchs intenses, des adversaires différents, et la possibilité d’aller chercher un trophée en gagnant assez peu de matchs, note l’ancien international Imanol Harinordoquy, qui commente désormais la Challenge Cup pour France Télévisions. Mais il y a aussi le charme des déplacements. D’ailleurs, quand tu tombes contre un club français, tu as les boules. Ce qui te fait envie, c’est de voir d’autres villes, d’autres stades, d’autres publics. »