Rugby : À Bordeaux, l'ovale prend le dessus sur le ballon rond
Stéphane Colineau
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L'UBB dispute, ce dimanche 4 mai, une demi-finale de Champions Cup contre le Stade Toulousain
LTD/Presse Sports
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L'UBB dispute, ce dimanche 4 mai, une demi-finale de Champions Cup contre le Stade Toulousain
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Jour de fête au Matmut Atlantique : l'Union Bordeaux Bègles (UBB) accueille le Stade toulousain en demi-finale de Champions Cup (16 heures). Le temps de ce sommet européen, les joueurs de Yannick Bru délaissent le stade Chaban-Delmas pour ambiancer l'antre des footballeurs. Ses 42 000 places devraient trouver preneurs, ce qui changera de l'ordinaire. Lorsque les Girondins de Bordeaux y ferraillent, plus de 30.000 fauteuils restent vides en moyenne.
La comparaison entre les deux puissances sportives de la ville est cruelle. Quand l'UBB s'est érigée en place forte de l'ovalie, le club au scapulaire, capitale du foot hexagonal dans les années 1980, est englué dans les tréfonds du monde amateur. Ses adversaires se nomment Locminé, Saint-Pryvé Saint-Hilaire, Dinan Léhon ou Saint-Brieuc, leader et probable promu. Les Marine et Blanc ne peuvent quasiment plus rêver d'accession en National, malgré des moyens très supérieurs à ceux de leurs adversaires (budget estimé à 6 millions d'euros).
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Les supporters des sextuples champions de France espèrent un rachat. Propriétaire depuis 2021, Gérard Lopez est, à leurs yeux, responsable de la relégation sportive en Ligue 2 (2022), puis administrative en N2 (2024). Ils ont d'ailleurs dû se réjouir d'entendre « l'acrobate de la finance », selon les mots de Noël Le Graët, répéter cette semaine qu'il était ouvert à une vente ; l'emblématique ex-gardien allemand Oliver Kahn est intéressé. Maigre consolation, les Girondins restent plus suivis sur les réseaux que les rivaux du rugby : 1,1 million sur Facebook contre 190.000 ; 326.000 sur Instagram contre 226.000. La puissance populaire du football ne demande qu'à s'exprimer à nouveau.
Stéphane Colineau