Tadej Pogacar va agrandir ce 26 juillet le cercle des quintuples vainqueurs. Au-delà des apparences, sa course n’a pourtant pas été un long fleuve tranquille.Voilà une tablée de gros appétits. Dans quelques heures, au soir de l’ultime étape à Paris, Tadej Pogacar va s’asseoir aux côtés des quatre quintuples vainqueurs du Tour de France. Il lui aura fallu six années depuis sa première victoire en 2020. C’est plus que Miguel Indurain et Eddy Merckx (cinq), moins que Bernard Hinault et Jacques Anquetil (sept). Cela souligne, en creux, la prouesse de Jonas Vingegaard, qui l’avait supplanté en 2022 et 2023. Le Danois, d’ailleurs, lui a manqué après son abandon sur la route du plateau de Solaison, avant les Alpes.
Le Slovène n’aime pas jouer seul. « Protégez-le, il brillera un jour », a-t-il ainsi réclamé à propos de Paul Seixas, exprimant le désir de lui livrer bataille à l’avenir. Tant qu’il sera là, cela reste hypothétique. Tadej Pogacar aura 28 ans pendant les Mondiaux sur route à Montréal, en septembre. Dans le club des cinq, seul Anquetil avait quelques mois de moins lors de son dernier sacre, à 27 ans et 6 mois, en 1964.
Comme Paul Seixas avec le maillot blanc, qui lui a échappé pour sa première à 19 ans, il peut confisquer le jaune pendant encore de longues années. Faut-il penser, comme Lance Armstrong, que le véritable record à battre est celui des sept victoires dont le tricheur texan a été déchu ? Quelques-uns dans le peloton le pensent. La participation de « Pogi » à la Vuelta n’est encore qu’une rumeur mais avec un grand départ chez lui, en Principauté, le 22 août, elle a pris de l’épaisseur.