Recruter pour les Jeux d’hiver paralympiques, encore plus galère

La délégation paralympique des JO de Milan-Cortina.
LTD / France Paralympique / facebook

La délégation paralympique des JO de Milan-Cortina.
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Pas besoin de se serrer sur la photo. La délégation française à Milan Cortina (du 6 au 15 mars) n’est composée que de treize athlètes. Ils prendront part à quatre disciplines, les mieux dotées en médailles : ski alpin, ski de fond, biathlon et snowboard. Les deux autres au programme sont soit volontairement délaissées (curling sur fauteuil), soit en gestation en vue de l’édition 2030 à domicile (para-hockey sur glace).
Le choix d’un groupe resserré répond à un parti pris : constituer une sélection d’athlètes 100 % médaillables. Qualité plutôt que quantité pour l’objectif top 4. Quatrième, tel était déjà le bilan en 2022 à Pékin (12 médailles dont 7 en or) ; mais sans les Russes et Biélorusses, qui viennent d’être réintégrés par le Comité international paralympique, polémique à la clé – plusieurs délégations ont décidé de boycotter la cérémonie d’ouverture, mais pas la France.
Sur les treize athlètes français, on ne dénombre que trois femmes. « Un vrai point de faiblesse par rapport aux autres nations », admet Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif (CPSF). Et en soi un déséquilibre structurel, auquel les instances tentent de remédier, malgré « le manque de role models ». Rééquilibrer, mais surtout densifier la pratique du parasport, voilà l’enjeu.
Quand bien même 41 % des personnes en situation de handicap estiment que les Jeux 2024 leur ont donné envie de faire du sport, l’affaire n’est pas simple. Malgré une augmentation continue, les clubs accessibles ne représentent que 4 % de l’ensemble. Et le recrutement pour le volet hivernal s’avère encore plus complexe. Les distances sont accrues, le coût des parasports en question aussi.
« Il y a des freins complémentaires, ainsi que des disparités entre les vallées et les stations, confirme Marie-Amélie Le Fur. À travers notre programme Club inclusif, on va travailler sur les territoires entourés de massifs. Notamment en s’associant de manière plus étroite avec les moniteurs de ski. » L’autre programme phare du CPSF, la Relève, est précisément consacré à la détection de futurs sportifs. Depuis sa création en 2019, deux médaillés en sont issus. Il n’était tourné jusqu’ici que vers les disciplines d’été. Mais le premier plateau consacré aux pratiques d’hiver se tiendra en fin d’année.
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