Impossible d’y échapper. Ces grosses raquettes pleines et percées de petits trous ronds sont partout dans les magasins de sport. En France, le nombre de joueurs a bondi de 130 % en trois ans, passant cette année la barre des 850.000 pratiquants. Si ce sport, qui avec son côté fun pourrait un jour ringardiser le tennis, connaît un tel engouement, c’est parce qu’il est convivial. Les parties se disputent obligatoirement en double, à quatre joueurs donc.
« C’est beaucoup moins violent que le squash, abonde Marc Assous, organisateur du salon du padel fin mars prochain à Sucy-en-Brie, près de Paris, et on peut y jouer de 15 à 77 ans. » Et dans les trois quarts des cas, la séance se termine par un verre au bar ou un repas au restaurant souvent attenants à la salle. De quoi réseauter en toute décontraction, remplir son carnet d’adresses et rencontrer un futur client ou son prochain employeur.
Poule aux œufs d’or
Certains ont flairé la bonne affaire. Et dans la galaxie de ces « business clubs » qui ont fait du padel leur nouvelle poule aux œufs d’or, Maxime Ensenat se revendique comme un pionnier. Ancien coach sportif, il a créé il y a trois ans à Toulouse Redes Padel Club, un réseau qui essaime aujourd’hui dans toute la France. « J’avais envie de bouger, de m’amuser, et je ne me retrouvais pas dans les réseaux d’affaires classiques », explique-til.
Fort de 1500 membres dans 26 villes, Redes loue des salles de padel, qu’il met ensuite à disposition de ses adhérents, en échange d’une cotisation annuelle entre 825 et 1 500 euros. « D’abord, ils font du sport ensemble puis ils peuvent parler de leurs problématiques de chefs d’entreprise, ce qui crée une cohésion et de véritables relations solides », constate-til.