Tennis de table : le sport de niche devenu global... et difficile à suivre
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Les pongistes français Félix et Alexis Lebrun.
LTD/WTT
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Les pongistes français Félix et Alexis Lebrun.
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Les pages vierges se font rares dans les passeports des meilleurs pongistes. En 2025, Félix Lebrun s’est mis à table sur quatre continents et a disputé dix tournois hors d’Europe. En mai à Doha (Qatar), il a glané une médaille de bronze en double avec Alexis lors des championnats du monde. Deux mois plus tard au WTT Smash de Las Vegas (États-Unis), il a atteint les demi-finales du simple et la finale du double. Mais c’est surtout en Asie qu’il fait admirer son service porte-plume.
Là où la saison va se terminer en beauté : dès ce 30 novembre à Chengdu (Chine) pour la Coupe du monde mixte par équipes, puis à Hong Kong pour les finales mondiales (du 10 au 14 décembre) où l’accompagneront son frère et Simon Gauzy. Un contingent inédit depuis 1999. Vous suivez ?
À la fin de l’année, la crème de la discipline aura pris part à huit formats différents. Totalement illisible. « Le grand public connaît et suit nos athlètes même si la hiérarchie des compétitions est devenue floue, soupèse Jean-Nicolas Barelier, directeur technique national à la fédération française (FFTT). Le paradoxe est que la multiplication des rendez-vous a rendu notre sport très visible. » Avec neuf garçons et quatre filles dans le top 100 mondial, « il y a toujours au moins un Français en course ». Le sport de niche est devenu global et ininterrompu.
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Problème : ces joueurs auxquels s’attachent les spectateurs commencent à tirer la langue. Félix Lebrun affirme qu’il y a « trop de matchs » mais doit réduire les impasses au strict minimum : à partir de trois WTT Champions manqués, des sanctions tombent. D’un autre côté, les conditions de jeu n’ont jamais été aussi agréables et spectaculaires, les tournois, aussi rémunérateurs. Si bien que les joueurs sont « tiraillés en permanence entre y aller ou pas », dit-on dans leur entourage.