« C’est un peu piège comme question, ça ! » Grégory Tarlé a le sourire taquin quand on le sonde sur les moyens alloués aux équipes de France, ou plutôt sur les différences de traitement. Lui qui drive depuis 2013 la sélection féminine est bien placé pour mesurer les lignes de crédit. « C’est une réalité, il y a encore un écart par rapport aux garçons. Mais ça se resserre, les avancées sont perceptibles. » Illustration avec les primes de qualification olympique, égalitaires. Soit 5 000 euros, versés à chaque joueur et joueuse. Pour rallier Milan, le chemin a aussi été identique, via un TQO puis un repêchage lié à la suspension de la Russie.
Mais cet accès n’a pas la même valeur historique. Si les Bleus s’étaient faits rares aux Jeux – dernière apparition en 2002 –, le match des Françaises face à l’Italie, jeudi, s’inscrit comme une grande première. Et une fenêtre presque inespérée pour prendre la lumière, en sachant déjà que son intensité augmentera lors d’Alpes 2030. Peut-être qu’elles seront alors davantage, au sein du groupe, à se revendiquer joueuses pros, sans plus y mettre de bémol lié à la faiblesse des contrats.
Seules trois internationales vivent, ou vivotent, du hockey aujourd’hui. Toutes en Suisse : Estelle Duvin, troisième pointeuse de la ligue avec Berne, sa partenaire Clara Rozier, ainsi que Chloé Aurard (Zürich), unique Française passée par la nouvelle ligue pro nord-américaine (PWHL).