Immigration : À Lampedusa, Léon XIV marche sur les pas de François
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Léon XIV à Lampedusa le 4 juillet 2026.
LTD/VATICAN MEDIA/AFP
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Léon XIV à Lampedusa le 4 juillet 2026.
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Le 8 juillet 2013, François, pour le premier voyage de son pontificat, avait choisi d’aller à Lampedusa (Italie) pour dénoncer la « mondialisation de l’indifférence » face au drame des migrants qui se noient dans la Méditerranée. Treize ans plus tard, la traversée depuis l’Afrique du Nord est toujours aussi meurtrière : en 2025, selon l’Organisation internationale pour les migrations, 1.330 personnes ont disparu en tentant de rejoindre cette île de 20 kilomètres carrés située à 145 kilomètres des côtes tunisiennes. Hier matin, le pape Léon XIV s’y est rendu à son tour.
Venu, selon ses propres mots, « non pas pour faire des discours mais pour célébrer l’eucharistie », le Saint-Père a profité de son homélie pour exhorter l’Europe à mieux protéger ceux qui fuient leur pays au péril de leur vie : « L’Europe est en mesure d’aborder la crise de manière organique, en inscrivant les premiers secours dans un plan stratégique à long terme, capable d’accueillir, de protéger, de promouvoir et d’intégrer les migrants, tout en œuvrant pour le développement, afin que personne ne soit contraint d’émigrer. »
Un appel très politique lancé quelques semaines après que l’Union européenne (UE) a décidé de durcir sa politique migratoire, avec un recours accru à la détention et la création de centres de rétention hors des frontières de l’UE. Comme dans son discours aux îles Canaries le 11 juin, l’évêque de Rome a aussi fustigé « le désintérêt pour le bien commun et la corruption dans les pays d’origine, un système économique mondial qui engendre pauvreté et exclusion, les calculs criminels de ceux qui tirent profit du drame d’autrui. »