Wimbledon 2026 : la fin de la récré
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L’Italien Jannik Sinner célèbre sa victoire en demi-finale de Wimbledon face au Serbe Novak Djokovic, le 10 juillet 2026 à Londres.
LTD/Reuters/Susan Mullane
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L’Italien Jannik Sinner célèbre sa victoire en demi-finale de Wimbledon face au Serbe Novak Djokovic, le 10 juillet 2026 à Londres.
LTD/Reuters/Susan Mullane
Il y a ceux qui salivaient à l’idée, ceux aussi qui pressentaient la routine. Les dimanches de clôture en Grand Chelem devaient se transformer en duopole, cadenassés par Jannik Sinner et/ou Carlos Alcaraz. C’était la tendance en 2024 et l’histoire de 2025 – deux victoires chacun. Mais cette saison a malmené la rengaine. Parce qu’Alcaraz a dû s’arrêter sur le bas-côté, une fois ficelée sa septième levée, en janvier à l’Open d’Australie. Poignet en souffrance, l’Espagnol a manqué les deux rendez-vous suivants. Mais surtout parce que Sinner n’a pas été fidèle à ses standards si élevés.
Dominé à Melbourne par Djokovic en demi-finale, il a surtout été victime d’une impensable panne sèche sous le soleil de Roland, dès le 2e tour. Une sacrée occasion manquée d’agripper le dernier Majeur inconnu à son palmarès, alors que chacun imaginait l’affaire déjà pliée, sa gloutonnerie en Masters 1000 – un cinq sur cinq en 2026 – ne laissant guère de place à une autre issue. Un coup de bambou, certes, mais l’Italien a déjà montré qu’il n’est pas du genre à se laisser embarquer dans des tunnels de lamentations.
Arrivé à Wimbledon sans tournoi préparatoire, il a simplement eu besoin d’un tour pour reprendre ses repères. Deux sets concédés, mais plus aucun ensuite, en autoritaire tenant du titre. C’est allé trop vite pour tout le monde, y compris pour Djokovic en demie – douce revanche et sacrée « fessée », de l’aveu même du Serbe, « en retard d’une demi-seconde sur pratiquement chaque coup ». Vu d’en face, c’était juste un retour à la normale, un rythme de croisière.