Les quatre quintuples vainqueurs ont connu des fortunes diverses pour leur découverte de la Grande Boucle. Où se situera Paul Seixas au soir du 26 juillet, date de l'ultime étape de l'édition 2026 ?On saura dans quinze jours, au mieux, où situer la première participation de Paul Seixas, 19 ans, par rapport à ceux qui ont écrit des pages de légende du Tour de France. Voici comment s’est déroulée la découverte des quatre coureurs qui se partagent le record de cinq victoires. En attendant d’être rejoints par Tadej Pogacar ?
Le plus jeune : Jacques Anquetil (1957)
Au départ de Nantes, Jacques Anquetil n’est pas cité parmi les favoris. Dans sa cinquième saison professionnelle, il vient de remporter Paris-Nice, mais, à 23 ans, il s’élance en retrait du tenant du titre, Roger Walkowiak, au sein du collectif français. Le Tour de France oppose alors des équipes nationales. La hiérarchie bouge rapidement. Le Normand s’impose une première fois au troisième jour puis dépossède le surlendemain un autre compatriote, René Privat, de son maillot jaune.
Dans ce Tour où le classement général a toujours été mené par un Français, Anquetil le laisse un jour à Nicolas Barone, deux autres à Jean Forestier, mais ne le cède plus à partir de la 10e étape. Il lève les bras à Thonon-les-Bains, Montjuic puis Libourne, dans un chrono où il rattrape le concurrent parti trois minutes avant lui. « C’était très joli de participer à mon premier Tour avec le maillot tricolore », confiera-t-il plus tard à un jeune intervieweur nommé Michel Denisot.
Le plus vorace : Eddy Merckx (1969)
L’année de naissance d’un champion et d’un surnom : le Cannibale. Eddy Merckx, qui a fêté ses 24 ans quelques jours avant le départ à Roubaix, ne laisse que des miettes à la concurrence. Le champion du monde sur route 1967 remporte six étapes et tous les maillots distinctifs. Il marque les esprits au long d’une fugue solitaire de 140 kilomètres entamée dans le col du Tourmalet en direction de Mourenx.