Samuel Eto’o, l’indomptable président de la fédération camerounaise de football
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Samuel Eto'o, président de la fédération camerounaise de football.
LTD/Etienne Mainimo/Matrix Images
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Samuel Eto'o, président de la fédération camerounaise de football.
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Sur le terrain, le spectacle est incertain. En coulisses, c’est un délice. À trois jours de son premier match à la Coupe d’Afrique des nations, contre le Gabon, le Cameroun a deux équipes sur la ligne de départ. La première a été constituée par David Pagou, intronisé patron des Lions indomptables le 1er décembre à l’issue d’un comité d’urgence de la fédération (Fecafoot).
Une liste dissidente a été communiquée par Marc Brys, en poste depuis vingt mois mais évincé de fait. Problème : le renvoi d’un sélectionneur est une prérogative du ministère des Sports. Or le Belge n’a reçu aucune information et se considère toujours aux commandes. En milieu de semaine, il attendait son billet d’avion pour se rendre au Maroc. Comme si de rien n’était mais « pas bête » non plus, comme il l’a soufflé à la presse de son pays…
Au centre de cette situation abracadabrante : Samuel Eto’o, 44 ans. Le quadruple vainqueur de la Ligue des champions, attaquant brillant avec le FC Barcelone et l’Inter Milan, a été réélu, fin novembre, président de la Fecafoot. Aussitôt, il a soufflé sur les braises tièdes de son conflit avec le ministère.
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Marc Brys s’est retrouvé au milieu – accusé d’insubordination, de propos « irrévérencieux et tendancieux », de manquements professionnels –, et ce n’était pas la première fois. À peine deux mois après sa nomination, en avril 2024, le sexagénaire avait été mis à pied par Eto’o. Qui s’était excusé après d’étranges tractations, assurant la main sur le cœur que désormais leurs destins étaient « liés ». Le cessez-le-feu n’a pas duré.