Électriques et made in France : les véhicules légers partent en croisade
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La startup Midipile présente son micro-utilitaire électrique fabriqué en Charente.
Yohan Bonnet
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La startup Midipile présente son micro-utilitaire électrique fabriqué en Charente.
Yohan Bonnet
Sous le drap blanc, le véhicule ne laisse paraître que sa silhouette et le halo des petits phares ronds. Un ruban bleu blanc rouge le sépare encore de la centaine de curieux venus, en ce dernier jour de septembre, découvrir ce micro-utilitaire inclassable. Devant la tôle ondulée de la chaudronnerie, le fondateur de l’entreprise Midipile parachève, au micro, cinq années de belles promesses. « Ce que vous allez découvrir est un petit véhicule léger, électrique, facilement réparable et qui va durer dans le temps. On espère même qu’il vous durera toute la vie », renchérit Benoît Trouvé, jamais avare en pari.
Le voile est levé et le public rencontre le mini-véhicule à pédales, dépourvu de volant mais avec une manette pour chaque main. Silencieux et svelte, avec un mètre de large pour 350 kilos à la pesée, il peut en embarquer presque autant sur sa plateforme arrière et filer jusqu’à 45 km/h. Les gens font vite la queue pour l’essayer, dont certains, déjà, pour confirmer leur achat.


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L’entreprise charentaise a fait craquer des centres hospitaliers, des usines, des sites touristiques et des collectivités. Décarboner la logistique n’attend plus. Midipile a lancé la précommercialisation de 60 modèles, que va fabriquer son équipe de 15 personnes en Charente l’an prochain. Le tout dans un très modeste atelier de 200 mètres carrés adossé à une chaudronnerie proche d’Angoulême. Tarif de départ, 18 000 euros TTC. Ramené au kilo, le prix est délirant.