Longtemps dominatrice, l’industrie automobile allemande crie maintenant au secours
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Le Logo de Volkswagen affiché sur le siège du groupe à Wolfsburg en Allemagne.
REUTERS - AXEL SCHMIDT - Axel Schmidt
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L’industrie germanique fait le grand plongeon. Le très puissant mécanicien d’outre-Rhin ZF annonce la suppression de 7 600 emplois dans sa division de transmissions, qui équipent maintes voitures allemandes, dont les BMW. Soit un quart des effectifs de cette branche d’activités, la plus importante du groupe de Friedrichshafen qui souffre de fortes surcapacités. Il faut « réduire les coûts » et augmenter « considérablement » la compétitivité, souligne le nouveau président du directoire Mathias Miedreich, Objectif : un demi-milliard d'euros d'économies d'ici à 2027. Cette réduction d'effectifs s'inscrit dans le plan de l'été 2024, visant à supprimer jusqu'à 14 000 postes d'ici 2028.
Le 25 septembre dernier, c’était Bosch, le plus gros équipementier mondial, qui annonçait une réduction des effectifs, de 13 000 personnes d'ici à 2030. C’est 10 % des effectifs du groupe outre-Rhin. La division automobile compte réduire ses coûts de 2,5 milliards d'euros par an. « Il y a d'importantes surcapacités et la pression sur les prix est forte, surtout venant d'Asie », souligne son directeur Thomas Pauer. En début d’année, un autre géant allemand de l’équipement auto, Continental, annonçait la suppression de 3 000 postes supplémentaires à fin 2026, dont la moitié outre-Rhin. Six usines allemandes sont sur la sellette. Un an plus tôt, Continental avait déjà prévu une diminution de 7 150 emplois.
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Quant au groupe Volkswagen, il a carrément un plan en cours pour supprimer la bagatelle de 35 000 postes avant 2030. Soit un tiers des salariés de la marque en Allemagne. C'est inédit dans l’histoire du premier constructeur européen et deuxième mondial. Dans l’usine géante de Wolfsburg (70 000 employés), la ligne de la mythique Golf fabriquée depuis cinq décennies va même être expédiée au Mexique. Tout un symbole. Le groupe promet certes à terme de recréer une ligne pour des Golf électriques, mais leur avenir paraît bien incertain.