Emploi : après une année mitigée, France Travail Nouvelle-Aquitaine mise sur l’IA
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France Travail Nouvelle-Aquitaine déploie de nouveaux outils à destination des demandeurs d'emplois comme des recruteurs.
ML / La Tribune
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France Travail Nouvelle-Aquitaine déploie de nouveaux outils à destination des demandeurs d'emplois comme des recruteurs.
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L’emploi continue de souffrir en Nouvelle-Aquitaine dans une conjoncture économique difficile. Au troisième trimestre 2025, le taux de chômage a atteint 7 % dans la région, en progression de 0,4 point par rapport à l’année précédente mais tout de même inférieur de 0,5 point au taux national.
Néanmoins, le taux d'emploi, grimpe à son plus haut niveau depuis la création de sa mesure par l'Insee avec 67,5% des personnes en âge de travailler, c’est-à-dire entre 15 et 64 ans, qui ont un emploi. Ce taux régional est supérieur de 0,7 point à celui observé au niveau national. La Gironde se démarque encore davantage avec un taux d'emploi de 68,3 %.
« Cette augmentation s’explique notamment par la réforme des retraites et celle de l’apprentissage pour les jeunes qui augmentent mécaniquement le nombre de personnes en emploi. » juge Grégory Cluzes, directeur de la performance chez France Travail. « C'est un capteur de la robustesse dans notre économie et son dynamisme », se réjouit toutefois Olivier Pelvoizin, tout récemment nommé directeur régional de France Travail Nouvelle-Aquitaine.
Des chiffres à relativiser puisque France Travail Nouvelle-Aquitaine compte désormais 664 403 inscrits, soit 20 % de plus qu'en 2024. La conséquence de la loi sur le plein emploi qui inscrit désormais automatiquement à France Travail les personnes bénéficiant du revenu de solidarité active (RSA). Et il est d'autant plus difficile de dégager des tendances avec le conflit au Moyen-Orient qui devrait peser sur la conjoncture internationale et nationale.
Dans ce contexte, France Travail dégaine plusieurs nouveautés. À commencer par un système de notification globalisé permettant de proposer une offre à plus de 200 profils simultanément, en prenant en compte les spécificités des profils grâce à des algorithmes d'intelligence artificielle. L’ambition est de tripler voire quadrupler les 700 placements par jour actuels. Autre outil, le tableau de bord pour le réseau pour l’emploi qui doit permettre, en s’appuyant sur des données précises, d’analyser plus finement les besoins des territoires et d’adapter les politiques publiques.
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Pour renforcer ses offres, France Travail met en place une équipe de prospecteurs coordonnés pour « aller vers les entreprises ». En sondant les recruteurs, l’organisme espère pouvoir pousser à la création d’emplois. « Au niveau national, la direction générale estime la création nette de 40 000 emplois », explique Olivier Pelvoizin. Stratégie d’autant plus importante qu’à peu près 3/4 des entreprises ne passent pas par France Travail pour leur recherche.
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L’objectif affiché est aussi d’aller à la rencontre des demandeurs d’emploi dans tous les territoires en proposant des points de proximité dans les mairies pour faciliter les démarches. L’enjeu est de taille alors que le nombre d’offres d’emploi déposées à France Travail a baissé de 17,5 % sur un an.
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