The logo of Insee (The National Institute of Statistics and Economic Studies) is pictured on an office building in Nantes, France, July 21, 2017. REUTERS/Stephane Mahe - The logo of Insee is pictured on an office building in Nantes - FRANCE-INSEE/
Les prix à la consommation ont augmenté de 1 % sur un an en février, après 0,3 % en janvier, selon l'Insee. L'institut statistique national a aussi dévoilé les chiffres de la consommation en janvier et de l'emploi salarié au quatrième trimestre 2025.
L'inflation bondit en février. Après être descendus à 0,3 % en janvier, les prix à la consommation en France ont augmenté de 1,0 % sur un an ce mois-ci, a indiqué l'Insee dans sa première estimation ce vendredi 27 février.
« Cette hausse de l'inflation s'expliquerait en partie par une baisse moins prononcée des prix de l'énergie », tandis que « les prix des produits manufacturés baisseraient moins qu'en janvier » et « les prix de l'alimentation accéléreraient sur un an », a détaillé l'Insee.
Concernant l'énergie, l'Insee relève l'incidence des prix de l'électricité, «qui avaient fortement reculé en février 2025». Sur un mois, la première estimation de la hausse des prix à la consommation est de 0,7 % en février, après une baisse de 0,3 % en janvier.
« Ce rebond des prix s'expliquerait par la hausse des prix des services, tirés par le rebond saisonnier des services de transports, et par la hausse des prix des produits manufacturés, du fait de la fin des soldes dans l'habillement et les chaussures », a souligné l'Insee.
Sur un an, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro), référence de la Banque centrale européenne, qui a un objectif de 2 %, augmente de 1,1 % sur un an en février, après 0,4 % en janvier.
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La consommation a rebondi en janvier
Autre indicateur publié par l'Insee ce vendredi : la consommation des ménages français en biens, qui a rebondi en janvier. Ces dépenses ont augmenté de 0,5 % sur un an après avoir baissé d'autant en décembre. Dans le détail, «la consommation de biens fabriqués rebondit (+1,0 % après -0,8 %), comme la consommation alimentaire (+0,6 % après -0,5 %)».
Le secteur de l'habillement a bénéficié de la période des soldes (+2,1 %). Mais la reprise de la consommation se constate également dans les biens durables (+0,9 %), et les « autres biens fabriqués » (+0,4 %). Dans l'alimentaire, la hausse est « portée à la fois par les dépenses en produits agricoles (produits non transformés) et en produits agroalimentaires », détaille l'Insee.
« La consommation de tabac, quant à elle, se replie nettement », ajoute-t-il. Les chiffres gouvernementaux ne cessent de pointer la baisse du tabagisme en France, notamment chez les moins de 30 ans. La consommation d'énergie « se replie (-0,8 % après +0,3 %) », ce qui est principalement dû aux « produits raffinés » dont font partie les carburants (-7,3 %).
L'emploi salarié s'est stabilisé au quatrième trimestre 2025
Par ailleurs, l'emploi salarié est resté quasi-stable (-0,1 %) au quatrième trimestre 2025, selon les chiffres diffusés par l'Insee ce vendredi. Il se situe 0,2 % sous son niveau d'un an auparavant (soit -45 900 emplois), indique l'institut national de la statistique.
Il se replie un peu plus nettement dans la fonction publique (-0,3 %) que dans le privé (-0,1 %), Sur le trimestre, il se replie dans la construction (-0,4 %) et dans le tertiaire non marchand (-0,3 %), avec -13 500 emplois dans l'enseignement et -11 300 dans l'administration publique.
Les contrats en alternance baissent (-0,8 %, soit -7 800 emplois) mais « de façon beaucoup moins marquée qu'au troisième trimestre 2025 (-3,6 %, soit -38 100 emplois) ». Ces contrats se replient également sur un an (-4,2 %). Une baisse de l'alternance à l’origine, entre autres facteurs, de celle de l'emploi salarié des 15-29 ans, à -0,3 %. En revanche, l'emploi salarié continue de progresser pour les 55 ans et plus : +0,6 % sur le trimestre, +2,4 % sur un an.
L'Insee confirme la croissance 2025
Enfin, l'Insee a confirmé ce vendredi une croissance de 0,2 % au quatrième trimestre 2025 et de 0,9 % sur l'année. Et pour cause, la consommation des ménages a accéléré au quatrième trimestre (+0,4 % après +0,1 % au troisième). La consommation de biens s'est renforcée (+0,5 % après +0,1 %), et la consommation en services a un peu augmenté (+0,2 % après +0,1 %), en particulier grâce aux transports, notamment ferroviaires.
Ces résultats montrent par ailleurs un nouveau recul du taux d'épargne des ménages, parmi les plus élevés d'Europe, qui passe sous les 18 %, à 17,9 % après 18,3 % au troisième trimestre et 18,7 % au deuxième. En moyenne sur 2025, le taux d'épargne s'établit à 18,3 %, après 18,2 % en 2024, et il reste «bien supérieur à son niveau d'avant la crise sanitaire», observe l'Institut national de la Statistique : + 3,8 points par rapport à 2019.