Dans la station de Chamrousse, près de Grenoble (Isère), la route menant au front de neige a dû être fermée pendant une partie de la journée du vendredi 20 février.
Office de Tourisme de Chamrousse - Marius Dompnier
Après deux semaines de chutes de neige quasi continues, l’heure est au premier bilan pour les stations de ski des Alpes. Entre les routes et les stations fermées, les départs anticipés de vacanciers et surtout les opérations de déneigement, la facture monte vite.
Stations de ski et touristes l’attendent toujours avec impatience. En ce mois de février, la neige est tombée en abondance sur les massifs des Alpes du nord. Un niveau d’enneigement rarement égalé ces dernières années, qui n’est pas resté sans conséquences, que ce soit sur le risque d’avalanches, la sécurisation des domaines ou l’accès même aux stations, comme à Chamrousse, près de Grenoble (Isère) où la route menant au front de neige a dû être fermée pendant une partie de la journée du vendredi 20 février. Et ce, juste avant le chassé-croisé ouvrant la voie à la première semaine de vacances de la zone C (Paris, Toulouse, Montpellier, etc).
Avec un impact financier direct pour les stations. « Des kilos d'heures supplémentaires, des locations de camions pour 1 000 euros la journée avec chauffeur, un chargeur à 10 000 euros pour un mois... », énumère Pascal Agamennone, directeur général des services de Chamrousse.
Pour la petite commune située dans le massif de Belledonne, l'heure des comptes n'est pas encore arrivée, mais sur les 10 derniers jours, le surcoût pour le déneigement est estimé à 25 000 euros. « Et on n'a pas terminé ! », précise le fonctionnaire. Il a cependant pu compter sur la solidarité de la station. Son collègue, Christopher Hardy, directeur de l'office de tourisme, n'a par exemple pas hésité à attraper sa pelle pour aider à dégager les voitures.
« Cela a été dantesque »
« En 15 jours, la neige n'a pas arrêté. On a dû avoir 4,40 mètres au total, là où l'an dernier il est tombé 4 mètres sur toute la saison », détaille-t-il. Si les vacanciers présents ont continué à skier - dans la mesure de l'ouverture des pistes -, la première semaine des vacances a été marquée par une moindre présence des locaux (Grenoblois et Lyonnais), qui viennent davantage à la journée dans ces stations de proximité, en fonction des conditions climatiques.
Pour autant, les chiffres de fréquentation restent stables par rapport à l'année dernière, et la station affiche complet jusqu'à la fin des vacances des Parisiens. Avec un pic à 11 000 skieurs samedi dernier, en raison de la conjonction de la neige fraîche et du soleil.
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