Semi-conducteurs : STMicroelectronics poursuit sa dégringolade au troisième trimestre
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STMicroelectronics : « Le deuxième problème, c'est la qualité de leurs puces. »
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STMicroelectronics : « Le deuxième problème, c'est la qualité de leurs puces. »
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STMicroelectronics peine à regagner des couleurs. Le fabricant mondial de puces électroniques affiche, à nouveau, des résultats dans le rouge ce troisième trimestre 2025. Avec un résultat net en recul de 32,3% ce trimestre, à 237 millions de dollars. Une marge brute légèrement en dessous du point médian, à 33,2%. Et un chiffre d'affaires lui aussi en baisse de 2% sur un an, avec 3,187 millions de dollars d'activité.
Soit un tout petit peu plus que les prévisions annoncées, notamment grâce à l'électronique grand public, tandis que les activités automobile et industrie sont restées conformes aux prévisions.
Le groupe franco-italien, qui fournit essentiellement le secteur de l'automobile (Tesla, Bosch, Continental, Denso), mais aussi l'industrie et des acteurs de la tech comme Apple, reste empêtré dans une spirale qui a débuté en 2024, avec la division par trois de son résultat net sur un an. Alors que la société indiquait avoir atteint son « point bas » en début d'année, la dynamique s'est poursuivie, avec la perte nette de 41 millions de dollars au premier semestre 2025.
Ce jeudi matin, à l'annonce de ses résultats trimestriels, le titre de STMicroelectronics a chuté de 3,88% en Bourse, dans un marché quant à lui en hausse de 0,3%, indique l'AFP.
La société aux 50.000 collaborateurs se positionnait pourtant comme un leader européen des semi-conducteurs face à NXP et Infineon Technologies. Mais depuis deux ans, son activité ralentit, sur des marchés en difficulté.
« STMicroelectronics a deux problèmes », estime Lionel Melka, fondateur de Swann Capital, anciennement investisseur dans la société, auprès de La Tribune.
La société n'a en effet « pas du tout pris le virage de l'IA », observe l'investisseur. Elle se situe même « à l'inverse de Nvidia sur le spectre des puces » : « ST vend des puces qui sont devenues une commodité, qui n'ont plus vraiment de facteurs différenciant. Tandis que Nvidia propose des puces très performantes sur lesquelles ils ont un quasi-monopole, avec une marge brute autour des 80% ».
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