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Biocontrôle : la greentech Amoéba veut passer à l'industrialisation de sa technologie

Emilie Valès

Publié le 01 avril 2026 à 13:59

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Amoéba est aujourd'hui la seule société autorisée à exploiter industriellement l'amibe Willaertia pour des applications en biocontrôle.

Amoéba est aujourd'hui la seule société autorisée à exploiter industriellement l'amibe Willaertia pour des applications en biocontrôle.

Amoéba

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

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La greentech lyonnaise Amoéba a levé plus de 6 millions d’euros afin d'accélérer sa montée en puissance industrielle et de renforcer ses actions commerciales aux côtés de ses partenaires de distribution. L’opération devrait aussi lui permettre de soutenir sa stratégie de développement dans le domaine des cosmétiques.

« Nous sommes dans une phase de transition, de bascule vers la commercialisation. Un moment charnière », annonce en préambule Jean-François Doucet, directeur général d’Amoéba. La greentech, implantée à Chassieu dans la métropole lyonnaise et spécialisée dans les solutions microbiologiques, doit donc se structurer afin d’accompagner son passage à l’échelle industrielle et commerciale.

Pour cela, elle vient de finaliser une augmentation de capital par placement privé, pour un montant total de 6,67 millions d’euros, principalement souscrit par Vatel Capital, société de gestion française qui accompagne les petites et moyennes entreprises innovantes.

« Avoir des fonds supplémentaires aujourd'hui, cela a du sens par rapport à cette accélération commerciale et industrielle d’une part, mais aussi compte tenu d’un environnement de marché plus incertain, marqué par des tensions géopolitiques et une volatilité accrue. Dans ce contexte, où les investisseurs sont plus prudents et sélectifs, pouvoir saisir une fenêtre de financement est une opportunité », précise Jean-François Doucet.

Un alignement des planètes donc. Amoéba annonce, dans le même temps, un accord de refinancement de sa dette obligataire d'environ 12 millions d’euros auprès de son actionnaire de référence Nice & Green. Ce qui lui confère une visibilité financière jusqu’à la fin de l’année et consolide sa trajectoire. 

Quand les grands groupes misent sur l’innovation des start-up françaises

Marché des biofongicides à deux milliards d’euros

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Cela devrait lui permettre de monter en puissance, alors qu’elle vient de confier à son partenaire Koppert, leader mondial du biocontrôle, la distribution de son biofongicide basé sur une substance active issue de l'amibe Willaertia. L’accord d'une durée de cinq ans porte sur les vignes et les cultures maraîchères dans 18 pays européens et aux États-Unis. Les premières livraisons interviendront dès ce mois d’avril.

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« Nous sommes également en pleine négociation pour conclure un accord final avec le groupe Syngenta, l’un des leaders de la protection des plantes au niveau mondial. Le contrat concerne les cultures de blé et d'autres céréales », poursuit le dirigeant de la greentech cotée sur Euronext Growth.

Emilie Valès

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