Biotech : l’avenir s’éclaircit (enfin) pour Amoeba
Stéphanie Gallo Triouleyre
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L'usine d'Amoeba permettra de traiter, sans pesticide chimique, 100.000 hectares de cultures.
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L'usine d'Amoeba permettra de traiter, sans pesticide chimique, 100.000 hectares de cultures.
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« 2022 a été une année exceptionnelle. Nous additionnons les bonnes nouvelles ces derniers mois. » Fabrice Plasson, le président du directoire d'Amoeba, ne cache pas sa joie. Ni son soulagement. Car la biotech industrielle lyonnaise, cotée sur Euronext dès 2015, se heurtait depuis sa création en 2010 à un mur réglementaire freinant drastiquement son développement commercial et industriel. Les États-Unis et, dans une moindre mesure, l'Europe commencent désormais à lui ouvrir leurs portes.
Amoeba (28 salariés) a mis au point un biocide biologique destiné au traitement des eaux industrielles basé sur une amibe vivante, la Willaertia magna C2c Maky. Ses propriétés permettent de lutter contre le risque bactérien dans l'eau, sans traitement chimique. La biotech lyonnaise a également développé un agent de biocontrôle pour le traitement des plantes en agriculture, avec une amibe morte cette fois. Pour l'un comme pour l'autre, les perspectives se sont bien éclaircies dernièrement, permettant de croire en une pérennité d'Amoeba.
L'enjeu est majeur pour Amoeba : le marché de ces tours en circuits fermés est estimé à plus de 200 millions d'euros aux États-Unis.
L'agence américaine a également donné son feu vert, fin 2022, pour la commercialisation du biopesticide Amoeba reconnaissant que « son mode d'action contribue à son attrait en tant qu'alternative viable aux pesticides conventionnels, ce qui en fait un ajout de valeur dans le panel des pesticides ». Le marché local est estimé à 1,6 milliard d'euros sur un marché global des fongicides chimiques évalué à 21 milliards d'euros.
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Côté européen, la situation semble prendre une bonne tournure également puisque l'Autriche, - état membre rapporteur chargé de la demande d'approbation de la substance active d'Amoeba pour la protection des plantes -, a émis une recommandation positive. Recommandation qui devrait se traduire par une autorisation de mise sur le marché en 2024.
Stéphanie Gallo Triouleyre
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