Parmi les atouts de l’Indre, mis en exergue par Altares dans son étude prospective 2025, figure la qualité de vie (ici le château Raoul à Châteauroux) à bas coût. Le prix de l’immobilier (particuliers et bureaux) y est en moyenne cinq à dix fois moins...
En marge de l’annonce en fin d’année dernière du plan de développement Indre 2030, l’économiste Nicolas Bouzou a proposé à la collectivité, lanterne rouge des six départements du Centre-Val de Loire, plusieurs pistes de redynamisation.
Avec une démographie en baisse de 0,5% par an depuis 2016, une offre de santé inférieure de 50% par rapport à la moyenne nationale (216 médecins contre 346 pour 100 000 habitants), une activité services et agriculture en baisse de 1,5% en 2025 : l’Indre a beau cumuler les indicateurs négatifs, son exécutif a décidé de relever le gant. Objectif : sortir de la liste des diagonales du vide, ces territoires en déclin de l'Hexagone, faute de liaisons et de tissus économique et culturel conséquents.
A la clé le lancement début janvier du plan « Indre 2030 », épaulé par l’État et la région Centre-Val de Loire. Présenté comme un véritable électrochoc de redynamisation, il comprend 21 projets de développement pour le département sur huit thématiques prioritaires.
L'investissement public est évalué à 100 millions d’euros sur quatre ou cinq ans.
Premier data center de Google en France
Parmi les plus structurantes figurent la mobilité et la réindustrialisation. « Le rétablissement de la ligne ferroviaire Châteauroux-Tours est dans les tuyaux en 2026, assure Marc-Fleuret, président du conseil départemental. La modernisation de la liaison Paris Orléans Limoges Toulouse, qui dessert l’Indre, a par ailleurs été confirmée cette année ».
L’autre dossier qui devrait changer la donne est l’ouverture de cinq centres de données par Google sur près de 200 hectares de la zone d’activité d’Ozans, dans l’agglomération castelroussine. Opérationnelles en principe à partir de 2029, ces unités, les premières construites en France par le géant américain, emploieront à terme localement 2 500 collaborateurs.
« Le calendrier du projet est actuellement respecté avec la fin de l’étude environnementale avant l’été prochain, le dépôt du permis de construire fin 2027 et un démarrage des travaux fin 2028 ou début, précise Gilles Averous¸ Vu son importance, elle mobilisera plusieurs milliards d’euros, cette implantation s’étalera sur une dizaine d’années ».
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