Six mois après la fermeture du site Michelin de Cholet, le bilan apparaît contrasté. Si une majorité de salariés avance dans son reclassement, la dynamique de création d’emplois sur le territoire n'atteint pas ses objectifs.Depuis l’annonce de la fermeture du site de Cholet (Maine-et-Loire), Michelin s’est engagé sur deux fronts. D'une part, le reclassement des salariés, qui vise à les accompagner individuellement en leur permettant de construire une solution professionnelle adaptée (mobilité interne, emploi externe, formation, création d’entreprise ou dispositifs de fin de carrière). Et d'autre part, la revitalisation du territoire qui vise à soutenir la création d’emplois sur le bassin choletais. Deux dynamiques qui n’avancent pas au même rythme.
Dans la gestion sociale de la fermeture, le géant du pneumatique met en avant des résultats encourageants. « Au 5 mai 2026, 60,2 % des 947 salariés concernés disposent d’une solution », précise le groupe à La Tribune, qu’il s’agisse d’une mobilité interne, d’un emploi externe ou d’un départ en dispositif d’âge. « L’objectif est de sécuriser un parcours professionnel durable pour chaque salarié », insiste la direction qui souligne l’importance d’un accompagnement individualisé sur une durée pouvant aller jusqu’à deux ans.
Sur le terrain, cette analyse est globalement partagée. « L’accompagnement fonctionne plutôt bien. Il se poursuivra au-delà du licenciement pour ceux qui n’ont pas encore trouvé de solution », confirme Nicolas Robert, délégué syndical Central SUD, contacté par La Tribune.
Mais derrière ces indicateurs, la situation reste évolutive. Une partie importante des salariés est encore en transition. Selon les chiffres de Michelin, 376 personnes travaillent toujours à la construction de leur projet professionnel, souvent via des formations longues (325 personnes concernées). « Il est trop tôt pour faire un bilan car beaucoup sont encore en formation », souligne le représentant syndical.