Après des mois de turbulences, le tribunal de commerce de Poitiers a validé le plan du fabricant de meubles. Ce qui acte officiellement sa sortie de redressement judiciaire sous lequel le Vendéen avait été placé en juillet 2024.L’annonce était tombée le 18 juillet 2024. Alors que le secteur de l’ameublement est en perte de vitesse, le fabricant de meubles Gautier France était placé en redressement judiciaire, à sa propre demande. La direction avait alors décidé de mettre la société sous protection, après plusieurs mois d’activité « compliquée », avait expliqué à l’époque l’entreprise du Boupère (Vendée).
Aujourd’hui, l’ETI, que dirige David Soulard, est officiellement sortie de sa procédure de redressement judiciaire. En effet, le plan de continuation a été validé le 2 décembre par le Tribunal de commerce de Poitiers. Ce qui veut dire que l’entreprise a retrouvé « une situation financière assainie », confirme le dirigeant lors d’un échange accordé à La Tribune. Des mesures économiques ont notamment permis de passer « cette période difficile » de 18 mois.
« C’est un soulagement ! Cette décision marque la fin d'une période d'incertitude et ouvre une nouvelle page », poursuit-il. « Le redressement judiciaire a permis de sauver mon entreprise », reconnaît le patron vendéen.
La survie de Gautier, implanté depuis 1960 en Vendée, a été conditionnée à une injection rapide d'argent frais. « Il a fallu aller chercher de la love money (un tour de table auprès d'une communauté ndlr), à hauteur de 14 millions d’euros », indique David Soulard. Seize investisseurs (famille, industriels vendéens [Liebot, Briand Group...] et ligériens, amis) ont ainsi participé à la relance de l'entreprise En parallèle, le fabricant a vendu en mai dernier son usine de Poitiers « non stratégique » qui fabriquait des meubles de mobil-home. Il a aussi obtenu un prêt bancaire auprès de la Caisse d’Épargne.