A Marseille, où le salon Euromaritime rassemble les acteurs du secteur tous les deux ans, la venue des ministres des Transports, Philippe Tabarot, de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud et de l'Industrie, Sébastien Martin est l'occasion de réunir...
Réunis dans la Cité phocéenne autour des ministres concernés – Transports, Industrie, Mer et Pêche –, les acteurs du comité stratégique de la filière maritime ont évoqué des sujets majeurs comme l’axe Méditerranée-Rhône-Saône ou la structuration du corridor IMEC.
En 2024, lorsque le contrat stratégique de filière est signé pour la période 2024-2027, son président, Philippe Berterottière rappelle bien à quel point ce document est structurant, ne serait-ce que parce qu’il pose noir sur blanc des choix, souvent issus d’idées et d’espoirs, qui rassemblent tout un large écosystème d’industriels, certes, mais aussi des PME, des syndicats, les pôles de compétitivité… Une filière qui génère près de 35 milliards d’euros pour plus de 122 000 emplois et qui exporte à 50%.
A Marseille, où le salon Euromaritime rassemble les acteurs du secteur tous les deux ans, la venue des ministres des Transports, Philippe Tabarot, de la Mer et de la Pêche, Catherine Chabaud et de l’Industrie, Sébastien Martin est l’occasion de réunir les acteurs du comité stratégique.
Une stratégie qui en cache une autre
Un déplacement qui est – si besoin était – l’occasion de rappeler que la France a la volonté d’être une puissance maritime forte, elle qui est, on le rappelle, le deuxième domaine le plus étendu au monde – après les Etats-Unis – grâce aux 11 millions de km2 que lui confèrent notamment les territoires d’Outre-mer.
Cette réunion marseillaise c’est aussi l’occasion de faire une sorte de bilan, à deux ans de la signature du contrat stratégique. Il est aussi question de projeter la filière dans l’avenir, alors que l’Union européenne présentera sa stratégie portuaire le 18 février prochain. « C’est le moment de poser les envies », dit-on dans l’entourage du gouvernement. Et cela alors que, comme dans d’autres secteurs, il faut aussi tenir compte d’une concurrence chinoise qui devient solide.
Sujet incontournable tant il est prégnant et bouleverse depuis plusieurs années aussi bien les modèles économiques que les investissements avec une prime à l’innovation disruptive, la décarbonation est également au cœur des discussions. Qui portent notamment sur les contours du second appel à projet du dispositif Corimer (pour Comité d’orientation de la recherche et de l’innovation, NDLR) Navire Bas Carbone, porté avec France 2030. Les résultats du premier appel à projets ont d’ailleurs été annoncé ce 4 février. Initié en 2025, l’appel à projets Corimer Navire Bas Carbone vise à identifier les solutions innovantes permettant d’engager rapidement la réduction des émissions de CO2.
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