Mêmes domaines de prédilection mais fonction différente : l'ancienne ministre de l'IA et du Numérique va porter la voix de la France à l'international sur les sujets économiques et sociétaux liés aux technologies. Avec une attention particulière sur la lutte contre la manipulation de l'information et la protection de l'enfance, marottes actuelles d'Emmanuel Macron.On sait désormais où atterrit Clara Chappaz, ancienne ministre de l’IA et du Numérique entre septembre 2024 et octobre 2025 dans les gouvernements Barnier et Bayrou. Après avoir été sollicitée par des entreprises du secteur privé pour sa connaissance fine de l'écosystème numérique et des rouages de l'Etat, l’ancienne directrice de la Mission French Tech entre 2021 et 2024 a choisi de rester dans le public.
Mercredi 10 décembre, elle a été nommée en conseil des ministres ambassadrice pour la France de l’IA et du Numérique. Elle succède ainsi à Henri Verdier, qui occupait le poste depuis 2018, et qui vient d’être nommé directeur général de la fondation Inria. Il avait notamment beaucoup contribué en coulisses à l'organisation du Sommet pour l'action sur l'IA, que la France a organisé à Paris en février 2025, lorsque Clara Chappaz était ministre.
Manipulation de l'information et protection de l'enfance au programme
Sous l’autorité du ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean-Noël Barrot, qui était déjà son ministre de tutelle de 2022 à 2024 lorsqu’elle dirigeait la Mission French Tech, sa mission consistera à porter la voix de la France dans le monde entier sur les sujets technologiques.
Son périmètre, large, comprend l’ensemble des sujets économiques et sociétaux relatifs au numérique, à la cybersécurité et à l’intelligence artificielle. Il intègre notamment les ingérences étrangères et la manipulation de l’information, thèmes cruciaux à l’approche des élections municipales de 2026 et du scrutin présidentiel de 2027. Mais aussi la protection de l’enfance sur le numérique. Clara Chappaz aura ainsi l'occasion de défendre à nouveau l'idée d’une majorité numérique à 15 ans, qu'elle avait déjà portée au gouvernement et que sa successeure Anne Le Hénanff a également mis à l’agenda du prochain G7 numérique, qui sera organisé par la France en début d’année prochaine.