Meta pourrait tester les puces de Google, Nvidia chute à Wall Street
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Meta réfléchit à un possible recours aux TPU soit pour ses propres centres de données, soit via les data centers de Google.
REUTERS - Albert Gea
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Meta réfléchit à un possible recours aux TPU soit pour ses propres centres de données, soit via les data centers de Google.
REUTERS - Albert Gea
L’action de Nvidia a chuté mardi peu après l’ouverture de la Bourse de New York, minée par des informations selon lesquelles Meta pourrait utiliser des puces de Google pour son informatique à distance (cloud). Vers 16h30 heure de Paris, le titre du géant des processeurs perdait un peu plus de 6 %, à 171,52 dollars.
Après un bref sursaut lundi, l’action poursuit sa correction, affichant une baisse de près de 19 % depuis son plus haut historique en séance fin octobre. Sur cette période, Nvidia a perdu près de mille milliards de dollars de capitalisation boursière. Malgré tout, l’entreprise reste la première capitalisation mondiale, mais se rapproche de son dauphin, Apple. Alphabet, maison mère de Google, frôle désormais pour sa part le seuil symbolique des 4.000 milliards de dollars de capitalisation boursière.
Le site spécialisé The Information a indiqué que Meta « étudiait la possibilité de recourir à des Tensor Processing Units (TPU), puces mises au point par Google pour le cloud et le développement de l'intelligence artificielle (IA) ». Ces TPU, utilisées par Google depuis dix ans pour ses propres besoins et ceux de ses clients du cloud, n’offrent pas le même éventail d’utilisations que les GPU (Graphics Processing Unit) de Nvidia, mais elles sont selon The Information « très efficaces pour mener des tâches spécifiques et sont moins gourmandes en énergie ».
Selon The Information, Meta réfléchit à un possible recours aux TPU soit pour ses propres centres de données, soit via les data centers de Google dans le cadre d’un contrat de prestation. Interrogé sur la possible vente de TPU à des tiers, Google n’a pas confirmé, mais a indiqué que « Google Cloud (filiale de Google) faisait face à une accélération de la demande pour nos TPU et les GPU de Nvidia. Nous entendons répondre aux deux, comme nous le faisons depuis des années ».
La montée en puissance de Google, mais aussi du rival américain AMD, pourrait remettre partiellement en cause la domination incontestée de Nvidia sur le marché des puces dédiées à l’IA.
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