« L’objectif de cette levée est clairement d’enclencher la phase de commercialisation. On était une boîte qui produit, on devient une boîte qui va vendre », annonce Thomas Hennebel, le président de Dionymer. La start-up girondine, fondée en 2020 avec Guillaume Charbonnier et Antoine Brège, dévoile ce 2 février un tour de table de sept millions d’euros auprès des fonds UI Investissement, BNP Paribas Développement, French Tech Seed de Bpifrance et le fonds Naco géré par M Capital.
Cette troisième opération, après les 500 000 euros réunis fin 2022 puis les deux millions d’euros mobilisés fin 2023, doit permettre à la jeune pousse de passer un cap sur le marché des polymères. Ce sont ces matériaux invisibles mais omniprésents dans les cosmétiques, les plastiques ou encore les peintures, et qui sont à 99 % d’origine pétrochimique, générant des émissions carbone et des déchets microplastiques polluants. Mais ceux de Dionymer - des PHA pour PolyHydroxyAlcanoates - sont produits à partir de biodéchets, collectés auprès de la restauration collective, et sont biodégradables. Deux avantages comparatifs décisifs pour se faire une place sur un marché mondial qui pèse 400 millions de tonnes par an.