App Store, Google Play, trop puissants pour la régulation européenne ?
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Le risque d'échec financier est encore trop élevé pour espérer sortir du giron de Google et Apple.
Unsplash / Montage La Tribune
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Le risque d'échec financier est encore trop élevé pour espérer sortir du giron de Google et Apple.
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Une nouvelle alternative à l’App Store et Google Play disparait. Setapp Mobile, l'une des places de marché les plus en vue, lancée par l'éditeur ukrainien MacPaw en septembre 2024, fermera définitivement ses portes le 16 février 2026. Dans un communiqué, la société évoque « des conditions commerciales en constante évolution qui ne correspondent pas au modèle économique actuel de Setapp ». Derrière cette sobre formulation se cache une réalité brutale. Malgré les nouvelles législations européennes telles que le Digital Markets Act (DMA), aucun projet de magasin d'application alternatif n'arrive à s'imposer.
Plus de deux ans après l'entrée en vigueur du DMA en mars 2024, le constat est sans appel : l'écosystème européen de distribution d'applications reste verrouillé par les deux acteurs historiques, l’App Store sur iPhone et Google Play sur le reste des grandes marques de smartphones. Selon les données d'Horizon Databook, l'App Store détenait 67,87 % du marché européen des applications mobiles en termes de revenus en 2024, le reste revenant à Google Play Store.
Ce dernier compterait environ 160 millions d’utilisateurs en Europe, contre 123 millions pour la marque à la pomme. En dehors de ces deux acteurs, aucun autre magasin d’applications généraliste ne dépasse les 500 000 utilisateurs. Seules les boutiques spécialités gardent la main sur leur secteur, notamment dans le jeu vidéo, tels que le PlayStation Store avec 42 millions d’utilisateurs et Epic Games store avec 18 millions de joueurs.
Si Apple a fini par accepter l’ouverture son fameux App Store, le groupe a d’abord commencé à imposer une « taxe de réussite » : dès qu’une application gratuite dépassait le million de téléchargements, chaque nouvel utilisateur coûtait 50 centimes au développeur. Concrètement, si un petit jeu gratuit devenait viral et atteignait deux millions de téléchargements, il devrait payer 500 000 euros envers Apple.