Apple trouve un terrain d’entente sur le sol britannique. Le géant technologique a dévoilé ce 10 février une série d’engagements visant à assouplir son écosystème mobile. Comme Google, la marque à la pomme a été désignée à l’automne 2025 comme acteur bénéficiant d’un « statut de marché stratégique » (SMS) par le régulateur britannique. Elle doit donc se conformer à des règles de concurrence destinées à rééquilibrer le marché.
La firme de Cupertino s’engage ainsi à faciliter l’interopérabilité de ses systèmes avec des applications tierces, tout en acceptant de ne plus privilégier ses propres services face à la concurrence sur l’App Store. Apple conserve toutefois le droit d’analyser et de rejeter les nouvelles applications susceptibles de présenter un risque pour la sécurité de ses utilisateurs, notamment les mineurs. Une manière de séduire le législateur britannique, particulièrement vigilant sur cette question ces derniers temps. Cette disposition permet également à Apple de critiquer une nouvelle fois la réglementation de l’Union européenne qui, selon le groupe, favoriserait une ouverture sauvage du célèbre App Store à toutes sortes de produits malveillants.
Concrètement, Apple déploie un nouvel arsenal technique en faveur de l’interopérabilité. La firme lance un canal d’échange permettant aux développeurs de soumettre des demandes d’accès aux fonctions profondes d’iOS, comme la puce NFC, le composant autorisant les identifications physiques avec le smartphone. Apple publiera les critères encadrant ces échanges, mettant fin à l’ère du refus arbitraire d’ouvrir ses technologies. Cette transparence sera étroitement surveillée via des rapports semestriels détaillant les taux de rejet, les délais de traitement et les motifs de réclamation.