Apple tacle à nouveau l'Europe, l'opposant à un Japon plus accommodant sur l'App Store
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La flexibilité du Japon sur les règles de l'App Store offre un nouvel argument pour Apple.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

La flexibilité du Japon sur les règles de l'App Store offre un nouvel argument pour Apple.
Reuters
Apple aura rarement été aussi acide. La marque à la pomme a dévoilé dans la nuit du 17 au 18 décembre une série de mesures pour se conformer aux réglementations anticoncurrentielles japonaises. Mais cette annonce s'est rapidement transformée en comparaison appuyée entre le pays du soleil levant et l'Union européenne. Bruxelles bataille depuis plusieurs années avec le géant de la tech, brandissant le Digital Markets Act (DMA), un arsenal législatif visant à contrebalancer la domination des mastodontes du numérique par des règles particulièrement strictes.
Lors d'un point presse, Apple n'a pas hésité à comparer l'administration européenne à une bureaucratie bridant l'innovation de la célèbre marque et menaçant la vie privée de ses utilisateurs. Si le texte japonais, le Mobile Software Competition Act (MSCA), et la réglementation européenne convergent sur de nombreux points, c'est bien sur quelques détails décisifs pour le contrôle des applications qu'Apple concentre son argumentaire.
Concrètement, au Japon, le géant californien cède et accepte d'ouvrir son écosystème iOS en autorisant des places de marché d'applications alternatives ainsi que des moyens de paiement tiers. Jusqu'à présent, tout transitait exclusivement par l'App Store et le système d'achats intégrés d'Apple. Le groupe garde toutefois un œil sur les nouveaux entrants puisque les applications téléchargées hors du magasin officiel devront désormais franchir l'étape de la notarisation, un processus de vérification du fonctionnement destiné à s'assurer qu'elles ne contiennent ni virus ni logiciels malveillants connus.
Tokyo a également autorisé le géant de la tech à introduire des exceptions ciblées. Les applications destinées aux moins de 13 ans ne pourront pas inclure de liens vers des paiements externes, tandis que les utilisateurs de moins de 18 ans devront obtenir une autorisation parentale pour tout achat réalisé hors du système Apple. Pour le groupe de Cupertino, ce cadre permet d'éviter tout scandale impliquant des mineurs, tout en conservant la main sur le système d'achat d'un large éventail d'applications. Nombre de jeux vidéo ou de services éducatifs sont en effet considérés comme accessibles aux plus jeunes. L'entreprise rappelle régulièrement qu'en se conformant à l'ouverture des applications, elle a vu apparaître les premières plateformes à caractère pornographique sur son système.