• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
Tech & IAHigh-tech

Entre affaire Epstein et emprise de la tech américaine, le contrat Palantir qui ébranle Londres

Guillaume Renouard, à Londres.

Publié le 18 février 2026 à 07:30

Peter Mandelson avec Keir Starmer lors de sa visite à Washington l'an passé.

Peter Mandelson avec Keir Starmer lors de sa visite à Washington l'an passé.

/FW1FP/Mark Potter - via REUTERS - 2025 Getty Images - Carl Court

L'essentiel de l'actualité

mardi 7 juillet

  • France: le déficit commercial se creuse en mai
  • Le gouvernement nomme un « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame »
  • Lecornu préside un comité d’alerte sur les finances publiques
  • Météo-France maintient 61 départements en vigilance orange « canicule »
  • Le Canada choisit l’allemand TKMS pour sa nouvelle flotte de sous-marins
Voir plus

Le Quotidien Numérique

07 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Failles du contrôle aérien français : « Nous n'avons pas attendu les rapports pour agir » réplique le patron de la DGAC

  • 2

    Europlasma : « C’est l’État qui nous a demandé de reprendre des sociétés en mauvaise santé »

  • 3

    Taxe de séjour : la faille juridique qu'Airbnb espère faire sauter dans toute la France

  • 4

    Après les voitures, l’État décline le « leasing social » aux pompes à chaleur

  • 5

    Face à la pénurie de médecins, la Mayenne tente encore d'inverser la tendance

  • 6

    🔴 Déficit commercial dégradé, profits records pour Samsung, canicule… L’essentiel de l’actualité ce mardi

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
Peter Mandelson, cité dans les dossiers Epstein, était à la fois ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis et à la tête d’une entreprise de lobbying ayant Palantir pour client lorsque le contrat a été signé. L’opposition et plusieurs organisations de la société civile exigent des réponses.

Les informations à retenir

UN SÉISME ÉTHIQUE POUR KEIR STARMER

  • Le contrat de 240 millions de livres signé avec Palantir cristallise des soupçons de corruption systémique, suite aux révélations sur le rôle d'intermédiaire occulte joué par Peter Mandelson entre le 10 Downing Street et le géant américain de la donnée.

  • L'omniprésence de la société de lobbying Global Counsel dans l'attribution des marchés de défense et de santé (NHS) pose la question d'un conflit d'intérêts majeur au sommet de l'État britannique.

  • Cette crise de souveraineté technologique, accentuée par l'opacité des accords passés avec la Big Tech américaine, force le gouvernement à justifier l'intégrité de ses infrastructures critiques face aux pressions croissantes de l'ONG Foxglove et des parlementaires.

C’est une nouvelle affaire dont se serait bien passé Keir Starmer, le Premier ministre britannique, déjà confronté à des abîmes d’impopularité et à une vague de scandales autour de ses récentes nominations. Un contrat à 240 millions de livres sterling signé l’an passé avec Palantir par le ministère de la Défense est sous le feu des critiques, qui y voient à la fois un risque pour la sécurité nationale et une potentielle affaire de corruption. 

En cause, notamment, le rôle qu’est suspecté d’avoir joué Peter Mandelson dans l'attribution de ce contrat. Nommé ambassadeur du Royaume-Uni aux États-Unis par Keir Starmer le 10 février 2025, cet aristocrate britannique est la cible d’une vive controverse depuis l’apparition à plusieurs reprises de son nom dans les fichiers Epstein.

A LIRE AUSSI

Isolé entre Trump et l'Europe, le Royaume-Uni juge « vital » d'améliorer les relations avec la Chine

Il est notamment accusé d’avoir entretenu une proche relation avec le trafiquant sexuel, d’avoir reçu des paiements de sa part et de lui avoir communiqué des secrets d’État lorsqu’il était membre du gouvernement Brown entre 2009 et 2010. À la suite des révélations, Mandelson a été démis de ses fonctions en septembre. 

Un évident conflit d’intérêts

Mais ce départ est loin d’avoir dissipé le scandale qui éclabousse l’ex-ambassadeur et, à travers lui, le gouvernement britannique. L’affaire en a en effet révélé une autre : alors même qu’il organisait un rapprochement entre le gouvernement britannique et Palantir l’an passé, Mandelson détenait également des parts dans Global Counsel, une entreprise de lobbying qu’il a créée en 2010 et qui compte la société américaine parmi ses clients. « Il est très difficile de comprendre comment le gouvernement a pu laisser passer un conflit d’intérêts aussi évident », s’indigne auprès de La Tribune Donald Campbell, directeur plaidoyer chez Foxglove, une ONG spécialisée dans l’éthique du numérique. Elle fait actuellement pression auprès du gouvernement pour obtenir les éclaircissements nécessaires sur l’affaire Mandelson. 

A LIRE AUSSI

Royaume-Uni : un programme gouvernemental de formation à l’IA sous le feu des critiques pour sa dépendance aux Big Tech américains

En février 2025, peu après sa nomination au poste d’ambassadeur, Mandelson a accompagné Keir Starmer lors de sa visite aux États-Unis, lors de laquelle le Premier ministre a visité la salle d’exposition de Palantir à Washington et rencontré le patron de l’entreprise, Alex Karp. Le contrat, en vertu duquel Palantir doit déployer ses algorithmes d'analyse de données au service de l’armée britannique, a été signé dans la foulée. Le rôle ambigu que Mandelson aurait par ailleurs pu jouer dans l’attribution d’un autre contrat à OpenAI, qui est elle aussi cliente de Global Counsel, pour déployer l’IA générative dans les services publics britanniques, suscite désormais aussi la suspicion. 

Newsletter

Tech & IA

Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Illustration de la newsletter Tech & IA

La présence de Palantir au Royaume-Uni en question

Face au scandale, certaines voix appellent également à suspendre un contrat à 330 millions de livres sterling entre Palantir et le National Health Service (NHS), le système de la santé publique du Royaume-Uni, cette fois-ci non plus pour des questions de corruption, mais de souveraineté technologique. « L’emprise de Palantir sur notre gouvernement, et le rôle joué par Peter Mandelson, désormais discrédité, dans cet accord, doivent faire l’objet d’une enquête urgente. En attendant, tous les contrats publics passés avec cette entreprise de technologie d’espionnage pro-Trump doivent être suspendus immédiatement », demande ainsi la parlementaire du parti écologiste Siân Berry. 

A LIRE AUSSI

L’affaire Epstein n’en finit pas d’éclabousser les grands de ce monde… jusqu’en France

Une inquiétude que partage Donald Campbell, de Foxglove. « Palantir est une Big Tech américaine qui a été impliquée dans le soutien aux paramilitaires de l’ICE de Trump et à l’armée israélienne à Gaza. Sa réputation suscite désormais l’inquiétude du public quant à son implication dans le Service national de santé du Royaume-Uni et d’autres secteurs des services publics du pays. »

Des relations opaques à clarifier

Au-delà du scandale Mandelson, l’activiste attend du gouvernement britannique davantage de transparence dans la façon dont il attribue des contrats aux entreprises américaines, comme en septembre 2025. Une visite en grande pompe de Donald Trump au Royaume-Uni, à laquelle Satya Nadella, de Microsoft, Sam Altman d’OpenAI et Jensen Huang de Nvidia étaient conviés, a également donné lieu à des accords en cascade autour de la tech, dont un investissement de 22 milliards de livres sterling de Microsoft et de cinq milliards de Google dans les centres de données d’IA, tandis que l’achat de 120 000 processeurs graphiques de pointe de Nvidia était annoncé, là encore pour renforcer les infrastructures britanniques autour de l’IA. 

A LIRE AUSSI

Lâché par Trump, le Royaume-Uni cherche un impossible « Brexit reset » avec l’Europe

« Il y a encore bien trop de secrets autour des accords du gouvernement avec les géants américains de la tech. Par exemple, Foxglove a formulé une demande en vertu de la loi sur la liberté d’information pour obtenir une copie du partenariat signé l’an dernier entre Palantir et le ministère de la Défense, mais le gouvernement a refusé de communiquer toute information. Il faut que nous sachions quel rôle Lord Mandelson a joué dans ce genre d’accords, mais nous avons aussi besoin de bien plus de transparence sur les relations du gouvernement britannique avec les entreprises technologiques américaines », estime Donald Campbell. 

Ces débats qui agitent actuellement le Royaume-Uni font à maints égards écho à ceux qui traversent la société française, où l’attribution du Health Data Hub à Microsoft est tout aussi controversée que celle du traitement des données de la NHS à Palantir, et où les liens entre Capgemini et l’ICE ont également fait scandale très récemment. 

Guillaume Renouard, à Londres.

Sur le même sujet

Kyndryl, spin-off d'IBM, a choisi Sophia-Antipolis pour installer son Digital Hub spécial IA et Cyber

Intégrer l’IA dans ses outils internes, l’enjeu de souveraineté pour les TPE et PME

Alors que les grands groupes développent des solutions d’IA internalisées et dédiées, les TPE et PME, conscientes des enjeux, sont restreintes par leurs moyens. Avant même le défi de la sécurisation des données, c’est l’existence d’IA adaptées aux besoins réels de ces entreprises qui conditionne leur usage.

Premium
Tech & IA
En cinq ans, Netflix a vu sa marge opérationnelle passer d’environ 18 % à plus de 30 %.

Pourquoi Netflix, Amazon et Disney+ veulent faire tomber les règles françaises d’investissement dans l’audiovisuel

Les géants du streaming ont déposé un recours devant le Conseil d’État pour contester le nouveau décret d’obligation d’investissement dans l’audiovisuel.

Tech & IA
Pendant que Meta reste bloqué depuis fin 2024, Google a lui renouvelé son accord dès janvier 2025 et prépare l'arrivée d'AI Overviews en France.

Presse française : les droits voisins, enjeu crucial face aux géants du numérique

Une décision sur les droits voisins de Meta est attendue cette semaine, près de deux mois après l'arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne imposant l'autorisation préalable des éditeurs de presse. Pendant ce temps, la loi Balanant durcit les sanctions et Google prépare l'arrivée d'AI Overviews en France en promettant une rémunération spécifique.

Premium
Tech & IA
UBI Solutions poursuit sa stratégie de croissance en reprenant CEMI, une PME française placée en redressement judiciaire.

Le dijonnais UBI Solutions reprend CEMI au tribunal de commerce pour accélérer sur l'IA

UBI Solutions, spécialiste dijonnais de la traçabilité connectée, poursuit sa stratégie de croissance externe en reprenant CEMI, une PME placée en redressement judiciaire en février dernier. Au-delà du sauvetage d'une entreprise historique, l'opération illustre la volonté du groupe de consolider un marché composé de nombreuses sociétés vieillissantes.

Premium
Tech & IA
Une nouvelle mouture de l'IA Act a adopté au mois de juin à Bruxelles.

IA à haut risque : le grand flou de la réglementation européenne

En repoussant à fin 2027 les obligations pour les intelligences artificielles à « haut risque », Bruxelles a suscité l’indignation de beaucoup d’associations et d'eurodéputés. Mais l'absence de définition claire du concept de « haut risque » empêche toujours les éditeurs de comprendre si leur solution pourrait en faire partie ou pas.

Premium
Intelligence Artificielle
Photo d'illustration de l'article

Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

Le département américain du Commerce a lèvé les restrictions sur Fable 5 d'Anthropic, remis en ligne après 19 jours d'interdiction. Anthropic s'engage à une cybersécurité proactive et dévoile un cadre pour classer les "jailbreaks" d'IA.

Premium
Intelligence Artificielle
French Tech Tremplin

Diversité dans la tech : le programme Tremplin supprimé par la Mission French Tech

Sacrifié sur l'autel des restrictions budgétaires et considéré comme pas assez efficace, le programme Tremplin, qui devait favoriser la diversité sociale et culturelle dans le milieu très blanc et masculin de la tech, s'arrêtera en juin 2027. Un nouveau programme baptisé Nova, moins coûteux et centré sur le scale-up, prendra la relève.

Premium
Start-up
Les émissions de Google et Amazon augmentent désormais plus vite que leurs ventes.

Climat : l’IA fait exploser les émissions carbone de Google et d’Amazon

Google a rejeté 18,8 millions de tonnes équivalent CO2 en un an (+82 % depuis 2019), Amazon 80,85 millions (+58 %). Les deux groupes polluent désormais plus par dollar de revenu généré, une première pour Amazon depuis 2021, malgré leurs promesses de neutralité carbone.

Intelligence Artificielle