L’affaire Epstein n’en finit pas d’éclabousser les grands de ce monde… jusqu’en France
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Portrait de Jeffrey Epstein. Date inconnue New York, NY.
LTD / Services / Handout via REUTERS.
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Portrait de Jeffrey Epstein. Date inconnue New York, NY.
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Jusqu’à ces derniers jours, l’affaire Epstein, aussi épouvantable qu’elle ait été, semblait encore appartenir au passé. Le suicide en prison du businessman pédocriminel américain en août 2019 puis celui de son rabatteur français Jean-Luc Brunel en 2022 semblaient avoir éteint la possibilité de nouvelles révélations. Seule Ghislaine Maxwell – rescapée de ce trio de riches détraqués – croupissait, muette, en prison.
Las. Il y a dix jours, le monstre Epstein s’est réveillé. Et depuis, il semble incontrôlable. En rendant publique une grande partie des archives, l’administration américaine a en effet lâché une grenade à fragmentation qui n’en finit pas d’exploser. Jamais une telle masse de documents – plus de 3 millions – n’avait été ainsi rendue publique outre-Atlantique. Le ministère de la Justice n’a observé aucune méthodologie ni pédagogie. Il a jeté en pâture des milliers de photos, des centaines de milliers de mails, laissant au public le soin de hiérarchiser, de contextualiser. L’inverse se produit : tout se mélange dans ces dossiers : l’argent et le sexe, l’amitié et la prédation, le légal et le répréhensible, le vrai et le faux.