SK Hynix et Samsung, deux géants coréens des puces, ont vu leurs bénéfices s’envoler au premier trimestre grâce à la flambée des prix des puces pour mémoire.Alors que certains observateurs s'inquiètent des revenus que pourra générer l’intelligence artificielle pour les acteurs de la tech américaine, l’heure est à la fête pour les fabricants de puces coréens.
Jeudi, SK Hynix, l’un des géants asiatiques des puces mémoires, a annoncé un bénéfice net de 23,24 milliards d’euros au premier trimestre… Soit une hausse de près de 400 % par rapport à la même période l’année précédente. C’est aussi et surtout beaucoup mieux que les 16,9 milliards attendus par les analystes de Bloomberg.
Et ce n’est pas la seule entreprise coréenne à défier la gravité. Samsung a, lui aussi, annoncé s’attendre à un bénéfice net de 28,2 milliards d’euros entre janvier et mars, soit une multiplication de 755 % par rapport aux bénéfices générés au premier trimestre 2025. À titre de comparaison, la fabrication de puces pour processeurs TSMC a connu une hausse de 58 % de son profit au premier trimestre.
Flambée des prix des puces mémoire
Qu’est-ce qui explique la performance stratosphérique des fonderies coréennes ? « Depuis deux ans, nous assistons à une croissance phénoménale des investissements dans les data centers », explique Jean-Christophe Eloy, fondateur du cabinet d'analyse Yole Group. Une activité fortement consommatrice en semi-conducteurs spécialisés dans la mémoire. Chaque puce GPU de Nvidia – utilisée pour faire tourner des modèles de langage IA – doit être couplée à au moins six puces HBM, des composants de mémoire de court terme aussi appelés DRAM.